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L’acrylamide : une substance cancérogène présente abusivement dans des biscuits Nestlé pour bébés

Nouveau coup dur pour l’image de marque de Nestlé, le géant suisse de l’industrie agroalimentaire. Des traces d’acrylamide, une substance au potentiel cancérogène, se révèlent présentes, au-dessus des normes européennes recommandées, ce qui est dommageable, dans un produit pour bébé : il s’agit du « P’tit Biscuit texture saveur et croquante ». Cette information, pour le moins alarmante, a été diffusée par la fondation Changing Markets. Deux autres produits de la marque sont à surveiller car ils jouent aussi dangereusement avec le seuil sanitaire à ne pas dépasser. L’affaire est donc à prendre très au sérieux.

Un lit pour bébé

L’acrylamide, cancérogène, ne doit pas être présente au-delà de 200 microgrammes par kg : Nestlé est au-dessus de ce seuil maximal avec des biscuits pour les enfants, victimes abusées d’un intolérable laxisme ?

Selon une analyse indépendante, donc hors de la puissance étouffante des lobbys, de 25 biscuits destinés à des enfants étant en bas âge et commercialisés en France, l’acrylamide, classée comme cancérogène probable par l’OMS, se trouve hélas au-dessus des 200 microgrammes maximum tolérés, dans le produit « P’tit Biscuit texture croquante et fondante », et ce fortement, avec une concentration de 226,1 microgrammes par kg. Deux autres produits ont été épinglés par l’ONG environnementale WECF et une association au service des consommateurs SumOfUS, car ils sont proches du seuil à éviter absolument de dépasser : les biscuits bio « Mes 1ers Biscuits Orange » de Picot, marque du groupe Lactalis, avec 198,3 microgrammes et les « biscuits junior aux pépites de chocolat » de la marque Carrefour avec 192 microgrammes. Les autres produits, passés au crible, ne présentaient pas la moindre faille en ce qui concerne un respect scrupuleux des normes européennes en vigueur au sein de tous les Etats membres.

La surprise (surfaite ?) de Nestlé France qui avoue jouer la carte de la transparence : l’acrylamide peut être combattue grâce à un temps de cuisson allongé combiné à une température élevée qui l’atténuent

La direction de Nestlé France a fait part jeudi soir de « sa grande surprise à la vue de ces résultats ». Nestlé abat une carte maîtresse (mais n’est-elle pas mensongère ?) en se positionnant sur une exemplarité hors pairs, arborant un suivi régulier de ses produits. « Nous faisons effectuer des mesures régulières par des laboratoires indépendants et nous sommes très significativement en dessous des indicateurs européens », aux dires défensifs de Pierre-Alexandre Teulié, un des capitaines, au gouvernail, du navire Nestlé France. La firme Nestlé se veut d’autant plus transparente et affirme, de ce fait, accepter la discussion avec SumOfUs. Ce dont la firme Nestlé a totalement conscience, c’est la nécessité d’une cuisson, à haute température et suffisamment longue, de l’acrylamide, pour la délivrer de son potentiel cancérogène. 9 autres substances, à vocation nutritive infantile, dont la menace cancérogène est avérée, doivent faire l’objet d’un vote, très prochainement, en mars, de la Commission Européenne.

Un lit pour bébé, Pixabay – jelly

A propos Eric Françonnet

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