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Le sommeil s’incline devant le stress chez 50% des étudiants à la dérive

La SMEREP, l’une des principales mutuelles étudiantes en France, rivale historique depuis des décennies de la LMDE, a fait appel à l’institut de sondage OpinionWay pour y voir plus clair sur les rapports orageux qu’entretiennent les étudiants avec le sommeil les boudant trop souvent. Le chiffre frappe comme la foudre : 50% des sondés ont avoué que le stress nuisait à des nuits souhaitées beaucoup plus reposantes et qui sont à l’inverse perturbées.

Un sommeil maigre chez les étudiants tant sur le plan qualitatif que quantitatif : le stress est le coupable désigné

Le troubles du sommeil sont légion mais, pour les besoins de cette enquête, deux ont été retenus : l’insomnie et le syndrome de retard de phase de sommeil. Ce dernier consiste à rater les bons wagons du train du sommeil en prenant la mauvaise habitude de se coucher tardivement, ce qui a un impact négatif sur le lever, se trouvant par conséquent repoussé. C’est un mauvais pli à ne surtout pas prendre et laisser s’installer car l’horloge interne peut se trouver perturbée sur le long cours, par ce décalage horaire, qui est une véritable hypothèque prise sur l’avenir. 52% des jeunes interrogés soutiennent que ce sont les études anxiogènes qui seraient à l’origine de ces dérèglements les usant nerveusement. 15 % d’entre eux avouent également être en proie à des réveils nocturnes qui ponctuent leurs nuits de la manière la plus indésirable qui soit. La durée moyenne du sommeil d’un étudiant s’élève à moins de 6 heures par nuit, ce qui est peu, pour une récupération optimale et des neurones pleinement opérationnels tout au long de la journée : dès le réveil, la concentration s’avère déjà altérée.

Des conséquences pouvant être désastreuses sur leur réussite scolaire mais également sur leur hygiène de vie

Ce sommeil trop court et/ou haché, voire avec à la clé des nuits blanches, a comme effets indésirables les suivants (notons que cette petite sélection est hélas loin d’être exhaustive) :  problèmes notoires d’assimilation des nouvelles connaissances ; difficultés à se remémorer des cours (le sommeil, notons-le, facilite leur mémorisation, même si nous n’en avons pas du tout conscience) ; diminution de la vigilance avec des moments d’absence sur le plan mental même en présentiel donc avec assiduité en classe ou en amphithéâtres ; et pour terminer ce panachage sans panache et qui fait tâche, une cyclothymie exacerbée. La santé, sur ses deux volets, celui du psychisme, comme celui du physique, en pâtit lourdement et l’étudiant qui se sent alors vulnérable, aura tendance à céder au chant des sirènes pharmaceutiques, soit en se dopant avec des cocktails énergisants pour se booster, soit avec des anxiolytiques prescrits par son médecin pour dompter l’angoisse, n’hésitant pas à mélanger parfois les deux ! Il y a un mal-être évident quand on apprend que 7% des étudiants ont eu des idées suicidaires.

Etudiant, Pixabay

A propos Eric Françonnet

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