Accueil / Actualités / Les étudiants renoncent aux soins médicaux faute de moyens financiers

Les étudiants renoncent aux soins médicaux faute de moyens financiers

Une enquête CSA pour EMEVIA, le réseau des mutuelles étudiantes a été réalisée auprès d’un échantillon de 44.269 étudiants. Elle montrerait que la grande majorité des jeunes renonceraient aux soins médicaux pour des raisons financières, ils se dirigent pour la plupart vers l’automédication.

Médecin
Médecin / Crédit Photo : Pixabay – DanielCubas

Cette nouvelle enquête montre bien le malaise qui subsiste de plus en plus dans le monde étudiant, les problèmes de logements, d’études, de travail et aujourd’hui ce sont les soins médicaux qui sont mis en avant, les jeunes boudent les professionnels de santé, la raison première serait un manque d’argent, ils étaient 53,5% en 2013, ils sont 54,1 en 2014, une augmentation qui devraient inquiéter certaines mutuelles étudiantes, forcément pas très bien adaptées aux besoins réels des jeunes durant leurs études. Dans cette enquête, les femmes seraient plus nombreuses que les hommes à oublier de se soigner, 19,8% contre 10,8%, les jeunes filles ne consulteraient que très rarement un gynécologue, seules 44,8% y ont recours en 2015 contre 48 % en 2013.

Les difficultés pour les étudiants commencent dès la rentrée des classes et il s’agit d’un véritable choc pour ceux qui proviennent du lycée. La première année est complexe notamment lorsque l’étudiant se retrouve seul face aux problèmes (santé, alimentation, logement, factures…), le quotidien se transforme en cauchemar et cela peut malheureusement avoir un réel impact sur les études. Ces dernières peuvent même être relayées au second plan, car l’objectif consiste à gagner de l’argent pour continuer des études dans des conditions convenables.

Les étudiants sont face à une précarité qui endommage l’accès aux soins

Quels sont les problèmes de santé que les étudiants rencontrent le plus souvent au cours de leurs études ? Les soins dentaires, très onéreux et très peu remboursés ne sont en général pas réalisés, les étudiants souffrent également de stress, plus d’un sur trois soit 39% rencontrent des difficultés à gérer le stress, les périodes d’examen, le travail que certains sont obligés de combiner avec les études pour survivre, l’orientation difficile face à un marché du travail précaire. Les étudiants en général attendent que la maladie passe seule et si cela dure un peu trop longtemps, ils se soignent avec les moyens du bord. Même si la plupart des étudiants se disent en bonne santé, certains ont des comportements à risque, une étude en juillet dernier avait démontré que la consommation de tabac, de cannabis, d’alcool avait considérablement augmenté, tous ces facteurs aggravent la santé.

Des améliorations à prévoir pour l’accès aux soins des étudiants

Les mutuelles étudiantes face à ces critiques et ces mauvaises constatations ont déclaré qu’elles mettaient en place très souvent des campagnes d’information et de prévention auprès de tous les étudiants, il semblerait que cela reste inefficace. Les mutuelles étudiantes du réseau « EMEVIA » seraient pour l’élargissement du chèque santé et pour une consultation gratuite en gynécologie pour les jeunes filles de 18 à 25 ans. Des améliorations sont à prévoir.

A propos Martine Eden

Avec son expérience acquise au fil des années, elle nous livre quotidiennement ses découvertes en matière de santé.

Essayez à nouveau

Consulter un médecin

Méningite C : un décès montre que cette infection peut être mortelle

En milieu de semaine, plus d’une quarantaine de personnes ont été prises en charge par …

5 commentaires

  1. Il n’y a malheureusement pas que les étudiants, les petits retraités aussi faute de pouvoir assumer les coûts astronomiques d’une mutuelle à cause de leur âge …

  2. Sic. Me souvient n’avoir pas soigné deux dent dont le plombage était tombé. Bilan : 2 couronnes hors de prix une fois un emplois trouvé.
    Merci les mutuels étudiantes. Cher et non utilisé!

    Ah, j’oubliais, je n’avais de téléphone (et encore moins de smartphone). Je bouffais des pattes.

    Et oui, une sortie aux bars par mois.

    Vive la vie étudiante 🙂

  3. Ils ont besoins de soins dentaires et on leur file un bon pour une visite chez le gyneco ….on comprend pourquoi ils se soignent tout seul le stress en se bourrant la gueule …..

  4. Ils renoncent aux soins mais pas aux sorties aux bars, aux smartphone à 600 euros, …

  5. On peux pas soigner à la fois les migrants et les étudiants

Réagissez !