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L’excision, une pratique ancestrale qui reste une mutilation

Cette mutilation qui est infligée aux petites filles est le reflet d’une inégalité entre les sexes. Le maintien de cette pratique est soi-disant culturelle, religieuse, sociale, les raisons invoquées par les groupes pratiquant l’excision peuvent varier selon la religion, la communauté… Elle persiste malgré les conséquences graves sur la santé physique, psychologique des jeunes filles. L’UNICEF a déclaré dans une étude précédente sur le sujet, que l’excision n’est pas considérée par ces peuples comme une violation des droits humains.

Scalpel

L’excision est toujours d’actualité, malheureusement cela reste un vrai traumatisme pour les petites filles

Les justifications avancées pour se donner bonne conscience sont le contrôle de la sexualité des femmes, en prévenant le désir sexuel, cela empêche les expériences adultérines, l’honneur de la famille est ainsi sauf quant à la croyance religieuse, aucun texte ne préconise l’excision. Pourtant, elle se perpétue pour justifier certaines croyances. L’UNICEF a établi un bilan, plus de 200 millions de femmes, de filles avouent avoir subi l’excision dont près de la moitié en Egypte, en Indonésie, en Ethiopie. En France, en 2004, on estimait à 53.000 le nombre de femmes adultes excisées résidant sur le territoire.

La célébration de l’excision est encore de nos jours une pratique courante en Indonésie

Dans certains régions isolées, des petites filles à peine âgées d’un an et demi attendent la torture. Elles sont vêtues comme des princesses, portant des couronnes dorées comme pour fêter un instant solennel de cauchemar, de souffrances, de cris, tout cela dans l’indifférence totale. Les guérisseuses se munissent de petits couteaux, elles coupent ensuite le petit capuchon qui recouvre le clitoris de la fillette ainsi que les petites lèvres, l’enfant hurle de douleur, elles se saisissent des morceaux de chair ensanglantées, les plantent dans un citron avec le couteau, ce geste marque la fin du rite qui est censé débarrassé l’enfant de ses péchés. Pour de nombreuses familles, c’est un rite obligatoire. Malgré les oppositions, il est peu probable que la fin de cette pratique arrive dans ce pays. Il est important que le monde prenne conscience de la gravité de l’acte barbare qui brise de nombreuses vies à jamais.

Scalpel, Pixabay – spazchicken

A propos Martine Eden

Avec son expérience acquise au fil des années, elle nous livre quotidiennement ses découvertes en matière de santé.

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