L’obésité prend des proportions inquiétantes avec 20% de la population mondiale impactée en 2025

L’obésité, sévissant surtout dans les pays riches, où elle atteint déjà des proportions énormes, est encore appelée à augmenter, rivalisant, comble des paradoxes, avec la sous-nutrition, pré carré des pays pauvres, qu’elle est en train de dépasser. 13% de la population mondiale était ainsi obèse en 2014. En 2025, ce chiffre pourrait grimper, selon des estimations étayées par des scientifiques, jusqu’à 20%. En l’espace de seulement 40 ans, le nombre d’obèses a vu son nombre exploser pour passer de 105 millions à 641 millions, selon les résultats d’ une étude publiée dans la revue médicale The Lancet . Rappelons que l’obésité est responsable de 3,4 millions de décès chaque année à l’échelle planétaire et d’une espérance de vie se réduisant comme peau de chagrin. L’enjeu de santé publique est bel et bien réel et nous devons bannir toute politique de l’autruche. Des réactions ad hoc et des solutions à apporter sont de mise.

Une étude complète et inquiétante, avec l’IMC comme calcul de référencement, qui place les Etats-Unis en première ligne

L’étude en question se base sur l’IMC ou indice de masse corporelle que nous allons définir pour commencer. L’indice de masse corporelle est calculé en divisant le poids par la taille au carré. Un IMC normal chez l’adulte est compris entre 18,5 et 25. Au-delà de 30 on considère le sujet comme obèse, en dessous de 16,5 il est dénutri. Il conviendrait de nuancer ce calcul des plus simples en fonction de facteurs comme l’âge ou encore le sexe qui en modifient les paramètres. On ne peut résumer la masse adipeuse réelle d’une personne en se basant sur son seul IMC. Ce mode de calcul constitue cependant une première approche fortement utile et prise en compte comme base par l’étude pour baliser l’obésité mondiale (99% des nations du globe y sont référencées et classées) sur une longue période (de 1975 à 2014). Pour ne pas déroger à leur réputation d’addiction à la malbouffe et à foison, les États-Unis occupent le haut du podium. On parle d’obésité à partir d’un IMC de 30. Mais, sans vouloir stigmatiser les personnes en souffrant, l’ensemble des personnes sévèrement obèses (IMC supérieur à 35) résident outre-atlantique : ainsi plus d’un homme sur 4 et près d’une femme sur 5, étant répertoriés comme obèses sévères dans le monde, sont des américains.

La France fait bonne figure dans le classement mais triste mine en réalité, par son obésité sévère, autre critère de l’étude

Entre 1975 et 2014, en ce qui concerne le classement, la France semble s’être ressaisie et se positionne à une place flatteuse de prime abord, si nous ne creusons pas davantage, avec un recul du nombre de personnes atteintes d’obésité sévère, passant ainsi de la 8ème à la 9ème position pour les hommes et de la 6ème à la 13ème position chez les femmes. Mais il ne faut pas oublier que dans le même temps, la population française a fortement augmenté et que ce classement est ainsi illusoire : l’obésité a en effet pris des proportions non négligeables dans notre pays de cocagne. Le nombre d’obèses sévères en France a été multiplié en passant de 100 000 à 1,2 million d’hommes, et 500 000 à 2,2 millions de femmes. Pour ce qui est de l’obésité simple, rappelons-le, supérieure à 30 de par son IMC, la France est passée de 1,4 million à 5,6 millions chez les hommes et de 2,1 millions à 6,3 millions chez les femmes. Presque tous les pays du globe sont impactés par une obésité sur une courbe ascendante à nos dépens et par notre faute également. Notons cependant que la malnutrition dans les pays pauvres, occasionne de son côté des ravages, avec des personnes surnuméraires étant faméliques, et qu’elle augmente elle aussi, autant en Afrique qu’en Asie.

Obésité, Pixabay – cocoparisienne

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Un seul commentaire

  1. Les graisses et les perturbateurs endocriniens produisent des œstrogènes, les œstrogènes empêchent la production de testostérone, ce qui induit moins de muscle, ce qui induit moins de dépenses caloriques liées à l’activité musculaire, ce qui induit plus de graisses.

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