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Madagascar : l’épidémie de peste ne cesse de progresser avec désormais 80 morts à déplorer

1 mois ago
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La peste (essentiellement pulmonaire) se propage d’une façon épidémique particulièrement fulgurante à Madagascar ; le cap des 800 cas recensés a été franchi et 80 morts sont à déplorer. La capitale en elle-même paye un lourd tribut humain avec 31 décès. La France a répondu positivement pour apporter d’une part un appui matériel et aussi toute une assistance médicale.

878 cas de peste enregistrés depuis le début de l’épidémie à Madagascar avec 80 décès dont pas moins de 31 pour la capitale malgache Antananarivo

Sur les 878 cas de peste recensés, on estime à 75%, ceux qui relèvent de la peste pulmonaire (contagieuse avec virulence d’un’homme à autre et qui sévit habituellement durant tout l’hiver). Les 25% qui restent sont, quant à eux, victimes de la peste bubonique (conséquence de la piqûre d’une puce qui est infectée). Sans traitement ad hoc, la peste se révèle être une maladie mortelle sous un délai maximal de trois jours ! Nous voyons ainsi l’état d’urgence sanitaire qui concerne la grande île (la quatrième île du monde en superficie avec ses 592 040 km2 et qui concentre, avec une grande majorité, les 22 millions d’habitants de Madagascar). Au sein même de la capitale malgache, Antananarivo. indique le Bureau national de gestion des risques et des catastrophes, 31 décès sont à déplorer, dans un pays pauvre où la population reste rurale.

Promiscuité, insalubrité et pauvreté sont des obstacles qui rendent difficiles une désinfection de la capitale : le terme de « guerre » a même été employé

L’heure est au grand nettoyage à Antananarivo. Dans la ville, les pompiers sont mobilisés sur les marchés afin d’y éliminer les rats, dont les puces sont porteuses de la peste. Mais tout autant l’insalubrité que l’inconscience des habitants, rendent difficiles une désinfection et un assainissement, au caractère, pour le moins indispensable. Hors il faut coûte que coûte se mettre sérieusement à freiner l’épidémie aux proportions qui sont hors normes par rapport à d’autres années. Le président Hery Rajaonarimampianina a proclamé, le 11 octobre dernier, la mobilisation générale contre la peste et s’est exprimé avec gravité  : « On est dans une guerre ». La prévention est très loin d’être négligée dans la capitale avec du porte-à-porte afin de sensibiliser la population. Tous les établissements scolaires et universitaires ont été fermés pour être traités avec efficacité.

Les autorités malgaches ont sollicité l’aide de la France, à la fois grâce à un appui matériel adéquat mais surtout en termes d’expertise étant médicale

A la demande des autorités malgaches, le centre de crise et de soutien du ministère de l’Europe et des affaires étrangères a coordonné l’envoi à Madagascar d’une aide humanitaire sous forme de matériel médical spécifique et, en lien avec l’agence nationale de santé publique, d’une mission d’experts médicaux. Prévue pour une durée de trois semaines, cette mission est composée de médecins et d’infirmiers spécialisés. Elle participera à la coordination médicale de la réponse à l’épidémie de peste en cours, mise en place par les autorités malgaches. La France participe aussi aux efforts de solidarité régionale mis en œuvre par la commission de l’océan indien pour soutenir des actions de lutte contre l’épidémie à Madagascar. L’OMS maintient l’épidémie de peste au niveau 2 soit un risque de propagation « modéré » au niveau régional.

Une bactérie, Pixabay – geralt

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