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Médecins généralistes en France : une baisse non négligeable d’un quart

Alors que le Conseil National de l’Ordre des médecins se penche sur les désagréments de la loi El Khomri, il rend un dossier concernant la désertification des médecins généralistes.

Médecin

Les médecins généralistes sont au cœur des inquiétudes du Conseil

Depuis quelques semaines, la loi El Khomri ne cesse de prendre de l’ampleur, mais elle entraîne quelques inquiétudes par rapport au monde médical. En effet, le Conseil National de l’Ordre des médecins partage des doutes concernant cette « modification des modalités d’accès des salariés à la médecine du travail, dénaturant ainsi son rôle ». Cette fois, il revient sur le devant de la scène avec un nouveau dossier concernant les médecins généralistes.

D’ici 2025, le nombre de professionnels sera inquiétant

Cette question est très importante, car les disparités territoriales sont importantes comme le mentionne le rapport. Le nombre de médecins généralistes diminue fortement, mais la situation pourrait s’aggraver dans les prochaines années. Selon le Conseil qui communique à l’occasion de la publication de l’Atlas de la démographie médicale, un quart de ces professionnels de santé seraient en mesure de disparaître d’ici 2025. Une vive inquiétude, car cette situation plongerait davantage les régions de France dans un profond isolement. De plus, l’accès aux soins serait extrêmement difficile pour certaines personnes à la mobilité réduite.

Des départements français confrontés à une pénurie

Des zones de la France seront confrontées à des difficultés élevées, ce sera le cas pour la Bretagne qui doit déjà faire face à une légère hausse, elle n’est pas suffisante pour combler les besoins. La désertification médicale était encore il y a quelques années, une crainte, mais elle est désormais une réalité. Des départements sont déjà confrontés à un contexte particulier, c’est d’ailleurs le cas dans le milieu rural. Toutefois, les zones urbaines commencent elles aussi à être impactées par le manque de remplacement des médecins généralistes. Cette branche ne semble plus être aussi attractive que les précédentes décennies.

Médecin, Pixabay – PublicDomainPictures

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2 commentaires

  1. C’est quand même rare qu’une profession, qu’une économie présentées comme idylliques, manque de bras. Cherchez l’erreur. Qui a une ambition professionnelle, ne choisit plus cette orientation, surtout quand on sait (chut ! l’Assistance Publique ne s’en vante pas) que même au plus haut niveau de la profession (cad Professeur et Chef de Service en CHU) , ils partent à l’étranger en quittant l’AP. Cela aurait été inconcevable il y a 50 ans . Quant à la médecine générale, sa pratique n’est pas digne d’une médecine moderne , obligatoirement spécialisée, hyper spécialisée par l’explosion des connaissances. Quel jeune étudiant a envie d’être dépassé, par nature.
    Quand vous saurez que même des médecins étrangers, repartent chez eux, vous commencerez à prendre la dimension de ce qu’a crée la SS et le conventionnement de 1974.
    La raréfaction des médecins, n’est qu’un problème parmi d’autres du secteur, comme les choix thérapeutiques non libres et franco-français, les retards d’investissements,…etc

  2. C’est pas les messieurs qui vous font attendre longtemps dans les salles d’attente alors que vous avez pris rendez-vous pour vous prescrire de l’aspirine et vous envoyer faire des radios et des analyses ?

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