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Mucoviscidose : l’étoile de mer serait-elle la clé moléculaire ouvrant sur sa guérison ?

Qui aurait pu croire un jour, que l’eau salée, de l’océan (puisque l’idée est finistérienne), pouvait receler d’un trésor naturel, paraissant de plus en plus, à même de se positionner, comme thérapie contre la mucoviscidose ? Nous parlons de l’étoile de mer, dont les vertus curatives contre cette maladie génétique et rare, sont de plus en plus consolidées scientifiquement.

Etoile de mer

Cette surprise émane, en premier lieu, d’une équipe de chercheurs bretons du CNRS, sous la houlette du Pr Meijer, qui ont découvert puis isolé la roscovitine. Cette molécule, inhérente aux étoiles de mer, est actuellement en phase de tests cliniques, sur 36 malades dans 9 hôpitaux français. L’espoir soulevé est immense, tant auprès des patients, de leurs proches, que des médecins.

Qu’est-ce que la mucoviscidose ? Courte présentation de cette maladie génétique rare méritant notre attention pour mieux la comprendre

Selon l’Association Vaincre la Mucoviscidose, et son site étoffé et dédié spécialement à cette maladie rare et génétique, le « terme mucoviscidose est composé de mucus + viscosité = mucoviscidose. Le mucus est une sécrétion produite par les cellules de revêtement des organes creux (comme les bronches, le tube digestif, les canaux du pancréas ou les canaux biliaires du foie). Dans le cas de la mucoviscidose, le mucus est anormalement épais et collant, et plus encore visqueux.

Ce manque de fluidité va entraîner l’obstruction des canaux au niveau des organes concernés. Ainsi les bronches peuvent s’encombrer et s’infecter provoquant toux et expectorations. Les voies et canaux digestifs (intestin, pancréas, foie) peuvent également être obstrués, avec des troubles digestifs et hépatiques. » Elle touche 2 millions d’individus, en France, dont la majorité sont des porteurs sains, avec cependant cette épée de Damoclès, des plus imprévisibles, qui pèse sur eux. Elle concerne une naissance sur 2 500 sous les latitudes occidentales (Europe jusqu’au Caucase et Amérique du Nord). Un fléau rare et non rarissime.

Des pistes de recherche nombreuses, pour une guérison de la mucoviscidose, que nous ne pouvons hélas que soulager, pour le moment

Selon le très sérieux Institut Pasteur, nous ne pouvons que déplorer l’absence de tout « traitement curatif à l’heure actuelle mais beaucoup de progrès ont été réalisés au niveau de la prise en charge des malades. Ces progrès ont permis d’améliorer la qualité de vie ainsi que l’espérance de vie des patients (estimée à 47 ans en 2005 en France, celle-ci n’était que de 7 ans en 1965). Le traitement proposé est symptomatique et nécessite une réelle coordination entre plusieurs spécialistes : pédiatre, kinésithérapeute, diététicien et psychologue. Ce traitement porte essentiellement sur la prise en charge de l’insuffisance respiratoire.

La prise en charge de l’atteinte digestive et nutritionnelle est également un aspect important du traitement. La prise en charge de l’atteinte respiratoire a deux objectifs principaux : améliorer la clairance muco-ciliaire et réduire l’infection bactérienne pulmonaire. Elle utilise une kinésithérapie respiratoire, une antibiothérapie, des traitements par des bronchodilatateurs, des anti-inflammatoires et fluidifiants mucolytiques. Une greffe pulmonaire ou cœur-poumon peut être envisagée. » La thérapie génique suscite de l’espoir et est encore un rêve.

Les étoiles de mer sont riches d’une molécule, qui se révèle, au fil des études cliniques, à même d’être la base d’un traitement prometteur

Toutes les  pistes sont à creuser pour les chercheurs en quête de la solution la plus efficace qui soit pour endiguer, ou mieux encore résorber, les effets, délétères sur le long cours, de cette maladie. C’est ainsi que le Pr Meijer a découvert les bienfaits de la roscovitine, une protéine propre aux étoiles de mer, et qui est un inhibiteur de protéines kinases, s’érigeant ainsi en protectrice de l’activité cellulaire. En pratique, la molécule stimule les facultés antibactériennes de l’organisme, avec un effet stimulant indéniable, sur le système immunitaire. Nous pouvons même parler de cette protéine, comme d’un véritable rempart, qui serait à même de protéger les organes comme les poumons et le pancréas, assiégés par des infections récurrentes.

La start-up ManRos Therapeutics est ainsi née et a pu synthétiser la molécule dès 2007. Des études cliniques élogieuses sont à noter avec de précieuses vertus, dont est la roscovitine est porteuse, et ce avec une grande tolérance, pour soigner la mucoviscidose. Une étude de grande ampleur est cependant en cours, sous une responsabilité et un financement, relevant du Ministère de la Santé, et d’un leader associatif.

Etoile de mer, Pixabay

A propos Eric Françonnet

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