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Mutation génétique : l’adaptation au manque d’oxygène déterminée

Le mal des hauteurs, le cœur peut-il s’adapter à ce manque d’oxygène ? La réponse est positive selon les scientifiques qui ont découvert la mutation génétique responsable. Cela permet de vivre dans des altitudes importantes.

L'altitude
L’altitude / Crédit Photo : Pixabay – Unsplash

L’oxygène contenu dans l’air que nous respirons est la même partout, au bord de la mer, dans une ville, au sommet d’une montagne, mais lorsque le corps humain se retrouve en très haute altitude, la pression atmosphérique diminue la quantité de l’oxygène. Certaines personnes réussissent tout de même à vivre correctement et sans problème de santé particulier, pourquoi le cœur avec ce manque n’a-t-il pas subi des dommages comme l’insuffisance cardiaque ?

Une mutation génétique à l’origine de l’adaptation en altitude

Les habitants qui vivent à des altitudes impressionnantes ne sont pas gênés, leur corps s’est parfaitement calqué à cette pression atmosphérique différente, ceci a été révélé par une équipe de scientifiques et les résultats ont été publiés sur la revue « PNAS » en début de semaine. Le professeur qui dirige ces recherches a déclaré que cette découverte était une première, un gène est impliqué dans le fait de s’adapter à la très haute montagne, les fonctions cardiaques sont protégées même quand la quantité d’oxygène apportée aux organes vitaux par le sang est diminuée.

Un gène identifié pour traiter au mieux l’insuffisance cardiaque

Les scientifiques avant de publier ces résultats déterminant pour le traitement de l’insuffisance cardiaque ont étudié les peuples qui vivaient dans ces contrées très particulières, comme les Éthiopiens et les habitants de l’Himalaya qui vivent sur des hauts plateaux depuis des décennies. Ce gène détecté sur ces populations démontre bien que le corps humain a les facultés de s’adapter parfaitement à cette pression atmosphérique qui diminue l’oxygène, pour comprendre encore davantage ce phénomène, ils ont étudié des souris portant la même mutation que ces peuples. Le débit cardiaque a diminué de moitié pour les souris non modifiées alors que les autres ont continué à avoir un rythme cardiaque normal, l’oxygène était distribué aux organes vitaux comme le cœur et le cerveau.

Ce manque d’oxygène ou hypoxie peut très certainement être utilisé par les scientifiques pour mener à bien de nouvelles recherches. Le professeur en charge de cette étude et son équipe sont en train de tester des médicaments visant à soigner l’insuffisance cardiaque dont souffrent plus d’un million de personnes en France.

A propos Martine Eden

Avec son expérience acquise au fil des années, elle nous livre quotidiennement ses découvertes en matière de santé.

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