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La Nash ou « maladie du foie gras » déjà épinglée comme mal du siècle

Les Américains, les plus frappés par ce fléau grandissant dans le monde, ont choisi pour nom de baptême de cette maladie sournoise l’acronyme de « Nash ». La traduction est, un zeste, plus sibylline dans notre langue : « stéato-hépatite non-alcoolique ». Un autre terme également familièrement employé afin de parler de ce mal du siècle est celui de « foie gras humain ». Un vaste choix de mots pour qualifier une pathologie dont la forte progression inquiète les hépatologues et les autorités sanitaires. Pas moins de 6 millions de Français sont atteints par la Nash et cela est imputable à une hygiène de vie des plus déplorables.

Un soda

La Nash peut comme l’alcool provoquer une cirrhose ou un cancer du foie mais ce sont le sucre et le gras en excès qui sont les facteurs déclencheurs

Les statistiques ont de quoi donner le tournis comme lors d’un état d’ébriété : 5 % des malades actuels de la Nash développeront, à terme, un cancer du foie. En 2020, nous pouvons nous attendre à encore pire : la Nash pourrait devenir hélas la toute première cause de transplantation hépatique en France, devant l’hépatite C. Il convient, de façon appropriée, de se libérer d’une idée reçue : L’alcool en cause ? En aucun cas. Le mythe perdurant de la cirrhose, conséquence d’un alcoolisme chronique, s’efface petit à petit. Parmi les accusés ravageant sévèrement le foie, la Nash est aussi à prendre au sérieux.

La Nash touche essentiellement les personnes en situation de surpoids et encore plus si elles sont obèses : aucun traitement curatif n’existe encore

La Nash découle, avec une étroite corrélation, de l’obésité. D’après l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) et l’Hôpital Georges-Pompidou, à Paris, l’IMC d’un homme sur deux le classe dans les personnes en surpoids. Le ratio est un peu moins élevé pour les femmes : une sur trois a un IMC supérieur à 25. Trop de graisses, sucres, boissons gazeuses pèsent lourdement sur une balance à l’équilibre si fragile à maintenir. Nous devons assister à une révolution des mentalités : une sensibilisation des médecins,  une information de l’opinion publique. La Nash a aussi des incidences cardiovasculaires.

Un soda, Pixabay – Hans

A propos Eric Françonnet

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