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La NASH occasionne des ravages hépatiques semblables à l’alcool mais ce sont le sucre et le gras qui sont coupables

Associée à un alcoolisme chronique ou à une hépatite des plus sournoises, la cirrhose du foie vient de débaucher deux nouvelles recrues, frappant en première ligne, les personnes en surpoids et surtout obèses : le sucre et le gras deviennent, en effet, néfastes, si l’excès met à mal la modération, qui devrait régir une sage et régulière consommation. Cette maladie porte le nom de « non-alcoholic steato hepatitis » (son acronyme américain tient en quatre lettres, NASH) à traduire par « stéatose hépatique non alcoolique ».

Morceaux de sucre

La NASH, associée à un foie humain trop gras, en raison de trop de sucres et de graisses stockés, menace surtout les personnes obèses, dont le nombre épidémique n’a de cesse d’augmenter

Cette maladie dite également du foie gras humain, avec un humour noir, nous compare à tous ces canards que l’on gave, pour ravir nos papilles de Noël à la Saint-Sylvestre. Elle porte aussi le surnom explicite de « maladie du soda ». Elle est en train de s’installer sur le continent européen (focus rapide sur la France : une personne sur trois serait en surpoids, avec un IMC supérieur à 25), Mais c’est aux Etats-Unis et en Amérique centrale, qu’elle sévit implacablement, posant un problème réel de diagnostic, ses prémices étant, pour la plupart, asymptomatiques, d’où une détection le plus souvent trop tardive pour la soigner. L’obésité galopante la renforce. Plus aucun pays, plus aucune personne, n’est à l’abri de cette épidémie.

Des dégâts sont déjà constatés mais d’autres à venir, comme une forte demande pressentie de greffes de foie, d’autant plus qu’il n’y a aucun traitement à ce jour : chacun doit se responsabiliser

Une sensibilisation de l’individu et du corps médical est indispensable, notamment du fait, qu’une fois déclarée, la NASH engendre un cancer impactant le foie, avec un taux de survie minime de 10% sur 5 ans : on dirait une peau de chagrin contre laquelle se greffent (on s’attend à une explosion, au niveau des demandes de greffes du foie, d’ici à 2020, qui seraient même en tête des organes les plus demandés), une kyrielle de questions. Comment y faire face ? Réponse : une bonne hygiène de vie surtout qu’il n’y a aucun remède. Les laboratoires s’engagent pour une quête d’un traitement ad hoc et un mécène a injecté une somme étant vraiment importante (1,9 millions d’euros) pour stimuler la recherche.

Morceaux de sucre, Pixabay

A propos Eric Françonnet

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