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Une nonagénaire américaine aurait succombé aux piqûres répétées de punaises de lit

Voici un nouveau fait divers à connotation insolite et morbide. Mary Stoner, une Américaine de 96 ans, est morte le 22 février, des suites d’une septicémie, dont la responsabilité serait due aux piqûres répétées mais aussi infectieuses des redoutées punaises de lit. Cet insecte se nourrit, en effet, de sang, donc pique, douloureusement de surcroît, l’ensemble des mammifères à sang chaud, l’homme y compris. Mary Stoner, a été conduite par sa famille, aux urgences, précisément celle du York Hospital de la ville d’Hanover en Pennsylvanie (Etats-Unis), où elle réside, pour y passer des examens, à même d’éclairer le corps médical. Son infection, cutanée notamment, étant malheureusement hélas trop avancée, explique son décès fulgurant, même en ayant été rapidement admise à l’hôpital.

Médecin

Serait-ce le premier décès reconnu d’un être humain suite aux piqûres infectieuses des punaises de lit ?

Une autopsie a été pratiquée sur la patiente défunte. Les médecins en ont conclu, ce qui constitue une première scientifique, qu’il y avait un lien indubitable, entre l’infection, à l’issue tragique, et les nombreuses piqûres de punaises de lit. Ces piqûres sont groupées, dans les parties tendres (hanches, avant-bras, cou, mollet,…) et repérées, très vite par les personnes touchées, ce qui permet d’éviter, généralement une infestation. La punaise de lit, ou Cimex Lectularius, mesure de 5 à 8 mm de long, Les œufs sont en forme de grains de riz (de 2 mm, blancs, en grappe de quatre ou cinq œufs), que l’on retrouve au niveau des coutures, du sommier, et bien entendu à l’abri de la lumière. La nuit est propice aux agissements de cet insecte nuisible, se reproduisant de plus, avec une grande vitesse.

« À ce jour, la punaise de lit n’a jamais démontré de capacité à transmettre des agents infectieux. La piqûre de l’insecte peut provoquer une lésion qui peut s’infecter par notre propre grattage. L’animal peut également transporter des agents pathogènes. Mais il n’a jamais été démontré que les punaises de lit étaient vectrices de bactéries, de parasites, de champignons ou de virus. » a confirmé à Ouest-France Pascal Delaunay, entomologiste médical et parasitologue au CHU de Nice. Qui doit-on croire ? Les médecins américains ayant pratiqué l’autopsie et mettant en avant l’étroit lien de cause à effet entre les piqûres de la punaise de lit et la septicémie fatale de la nonagénaire ? Ou Pascal Delaunay qui assure quasi-entièrement tout le contraire.

Comment procéder à une désinsectisation (hélas négligée par la logeuse de la défunte nonagénaire) ?

Depuis plus de 10 ans, Mary Stoner était hébergée par une aide à domicile à la retraite, qui s’occupait d’elle et d’une autre ancienne patiente aveugle (son ouïe intacte, elle assure, véritable cauchemar sonore, avoir entendu les insectes ramper). L’hébergeuse s’appelle Deborah Butler, et a été inculpée pour deux chefs d’accusation, qui sont pour le moins importants : « homicide involontaire » ainsi que « négligence », selon le quotidien The York Dispatch. Au domicile de Deborah Butler, situé à Hanover, en Pennsylvanie, selon l’expertise d’un désinsectiseur, diligenté pour assainir la maison, les punaises de lit étaient présentes depuis au moins six mois. L’indignation et la psychose sont les deux sentiments nous envahissant grandement.

En général, une désinsectisation suit le protocole que nous allons vous résumer. Le produit administré est de la perméthrine généralement, sous forme de concentré liquide, ou des pyréthrinoïdes de synthèse. Il agit instantanément avec une rémanence d’une semaine maximum. Il faut prévoir de ne pas être dans l’appartement ou la maison pendant 4 heures et les animaux peuvent réintégrer l’habitat 24 heures après. L’appartement ou la maison doivent être préparés, de façon ad hoc, avant le passage du technicien pour lui faciliter la tâche. Le résultat donne généralement pleinement satisfaction. Si au bout d’un mois après la seconde désinfection, il n’y a pas de nouvelles piqûres, vous pouvez souffler : les punaises sont définitivement sorties de votre lit. Place alors à plus de quiétude une fois que le sommeil vous appelle.

Médecin, Pixabay – skeeze

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