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Oubli chirurgical : un jeune patient survit pendant 7 ans avec un tube en plastique de 25 centimètres dans le ventre

5 mois ago
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Comment une opération bénigne d’une appendicite aiguë en 2010, à l’hôpital d’Orsay, a pu débouché sur un oubli magistral de la part des chirurgiens ayant opéré Nelson ? Un tube mesurant pas moins de 25 centimètres est en effet resté dans son abdomen pendant 7 longues années d’un calvaire inimaginable mais au dénouement tardif mais heureux. Nelson a décidé cependant de porter plainte : une enquête serait déjà en cours d’après nos confrères du quotidien Le Parisien.

Une douleur que les médecins nombreux à avoir examiné le patient ont tous imputé à un problème d’ordre musculaire : beaucoup de temps perdu pour des souffrances continues

Un homme a enduré un long calvaire de sept années avec un invité surprise et indésirable, dans son abdomen, imputable à une erreur d’ordre médicale : un tube en plastique de 25 centimètres, soit une envergure suffisante, pour lui avoir pourri la vie, en lui causant des déboires concernant son état de santé général. En effet cette erreur d’appréciation, lors d’une opération bénigne, est facile à corriger et généralement rectifiée rapidement par le staff chirurgical. Son cas exceptionnel, dérogeant à cette règle corrective, explique qu’à l’âge, généralement de tous les possibles, soit 22 ans, il éprouve hélas des difficultés de mobilité, noircissant tant son présent que son avenir. Remontons le fil du temps et observons ce qui s’est passé en 2010. Confiant en la médecine, le patient avait été admis dans l’Essonne, précisément à l’hôpital d’Orsay, pour y être opéré de l’appendicite. Malheureusement, l’opération, simple formalité à l’accoutumée, a débouché sur un cauchemar éveillé et identifiable avec difficulté. Endurant des douleurs insoutenables au niveau du ventre, il n’a aucunement hésité à consulter une kyrielle de médecins avec un diagnostic récurrent et faussé : un problème d’ordre musculaire.

Le patient décide d’attaquer l’hôpital d’Orsay en justice même si il a été libéré du tube indésirable qui n’était pas du tout un ver tropical pour le staff ultra-compétent du Kremlin-Bicêtre

Le jeune homme a multiplié les arrêts maladie, avec une fréquence notable mais loin d’être abusive, au vu de ses douleurs localisées au caractère rapproché et insoutenable. Au mois de mai, sa souffrance, dépassant les limites de ce qu’il pouvait endurer, l’a incité, au beau milieu de la nuit, à se rendre aux urgences où il a été admis. Notons l’incroyable valse des diagnostics qui se sont alors enchaînés : pour commencer une infection des poumons mais le médecin a ensuite privilégié une embolie, puis une infection du foie. Ces diagnostics, malheureusement, ont tous débouché sur une impasse à déplorer . Finalement admis à l’hôpital Kremlin-Bicêtre, spécialisé dans les maladies tropicales, une explication, valable celle-là, a permis de clairement identifier la présence du corps étranger, ce tube de 25 centimètres dans le ventre du jeune homme, dont la vie avait été amputée de bonheur pendant sept longues années. Une opération libératrice, d’une durée de trois heures, permet de le lui retirer. Ne souhaitant pas passer l’éponge sur son chemin de croix, le patient a mûrement réfléchi et décidé d’attaquer en justice l’hôpital d’Orsay.

Opération, Pixabay – marionbrun

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