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Prostituées : la pénalisation des clients les inquiète

3 années ago
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Les prostituées ne veulent pas de la pénalisation des clients. Ce projet de loi sera étudié par le Sénat d’ici la fin du mois de mars.

Photo d'illustration

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Un projet de loi visant à pénaliser les clients des prostituées devrait passer à la fin du mois de mars devant le Sénat, ces personnes vendeuses de sexe se disent formellement opposées à cette proposition de loi. Une étude de l’université d’Aix-Marseille menée auprès de 500 prostituées dont une minorité sont issue de la traite des femmes a été réalisée entre la période du mois de mars 2014 et celle de mars 2015 tous sexes confondus (femmes, hommes, transgenre) exerçant leur profession en France. 39 % sont Françaises et les autres viennent de pays différents, 33 % d’entre elles sont venues du Ghana, du Nigéria, elles n’avaient pas décidé de se prostituer lors de leur venue dans ce pays, la contrainte semble être la raison. Elles se disent contre la pénalisation des clients, car selon leurs propos cela rendrait leur situation déjà difficile encore plus précaire et elles seraient de ce fait plus vulnérables, car un manque de revenus les obligerait à vivre encore moins décemment.

Les clients des prostituées sanctionnés d’une amende

Le Sénat va examiner cette proposition de loi à la fin du mois, les partisans vont essayer de convaincre les sénateurs de voter la proposition en état,  « la prostitution est violente dégradante et sordide » ce sont les mots de la sénatrice socialiste Michelle Meunier. La disposition de loi prévoit une contravention de 1500 euros pour punir les actes sexuels rémunérés, cette proposition envisage des mesures d’accompagnement pour tous ceux qui désireraient sortir de la prostitution.

98 % des prostituées disent non à la pénalisation

Les prostituées qui ont participé à cette étude estiment que réglementer leur profession en infligeant une amende à leurs clients augmenterait leur pauvreté et elles seraient contraintes d’exercer dans la clandestinité et leur situation deviendrait encore plus dangereuse pour 98 % d’entre elles. Cette enquête a été réalisée sur Paris, Lyon, Marseille, et 78 % exerçaient dans la rue, mais aussi sur Internet, aucune pression n’a entravé cette étude.

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