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Refus de vacciner les enfants : la liberté vaccinale au cœur d’un débat

Le refus de vacciner des enfants a conduit des parents dans la tourmente. Une décision va être rendue par le Conseil constitutionnel.

Vaccin
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Le refus de vacciner les enfants est au cœur d’un débat. Un couple résidant dans l’Yonne n’avait pas voulu que ses enfants reçoivent le DTP. Le Conseil constitutionnel doit donc donner son avis sur cette liberté vaccinale qui fait l’objet d’une QPC (Question Prioritaire de Constitutionnalité). En parallèle, la ministre de la Santé veut autoriser les pharmaciens à vacciner leurs clients. Cette mesure est venue perturber l’ordre des médecins traitants contribuant à des grèves très suivies depuis fin décembre. Selon l’Institut de veille sanitaire, un français de plus de  65 ans sur deux n’est pas vacciné contre la grippe, entraînant tous les dommages que l’on sait.

Le refus de vacciner fait l’objet d’une QPC

Le refus de vacciner est donc présent dans de nombreux foyers, car les adolescents ne sont généralement pas à jour de la vaccination de l’hépatite B. Avec ces données dramatiques, Marisol Touraine prévoit de donner l’autorisation aux pharmaciens de vacciner tous ceux qui n’ont pas la possibilité d’aller chez leurs médecins. Cette pratique est déjà très active aux USA, au Portugal et en Suisse. Elle est inscrite dans le projet de loi et elle devrait être débattue au printemps. Comme c’est le cas pour ce couple de l’Yonne qui a été jugé en octobre dernier, les avis sont très partagés. Pour les pharmaciens, c’est une avancée pour le bien-être des Français, car ils sont nombreux à ne pas se rendre chez le généraliste alors qu’ils se rendent quotidiennement chez le pharmacien.

Le refus de vacciner à cause des contraintes ?

3.5 millions de Français sont amenés à pénétrer dans une officine et cette mesure pourrait inciter plus de gens à se faire vacciner sans contrainte et avoir un coût bien plus bas qu’une visite chez le médecin (23 euros). En ce qui concerne les parents qui sont pour le refus de vacciner les enfants, cette liberté thérapeutique devrait être à l’ordre du jour. Il faut noter que sur le sol français, près de 5 % des enfants ne sont pas vaccinés. Cette pratique chez le pharmacien pourrait s’avérer intéressante, mais les médecins dénoncent ce projet de loi, car ils craignent la perte de repères et de confiance de leurs patients. Ils soumettent que les Français ont peur de la composition de certains vaccins et le fait d’aller chez leurs médecins les rassure. C’est d’ailleurs le cas de ce couple de l’Yonne qui dénonce la composition des vaccins.

Un refus de vacciner à cause des adjuvants

Les médecins ont également peur que la vaccination se banalise. Le pharmacien n’a pas en sa possession le dossier du patient, ce qui peut poser problème. Ils soumettent que l’aspect pécuniaire n’est pas un motif déterminant, car pour eux la vaccination se pratique toujours gratuitement lors d’une visite. Ils terminent leur plaidoyer en rappelant qu’il va falloir former les pharmaciens et que cela va entraîner des coûts supplémentaires. Rappelons que le prix de la vaccination en pharmacie pourrait se situer aux alentours de 10 euros contre 23 chez le médecin. Il faut aussi noter que seuls les rappels et les vaccins contre la grippe seraient concernés. Les premières injections chez les bébés et les enfants seraient exclues de ce dispositif. Les pharmaciens devraient s’équiper d’un espace très confidentiel dans leurs officines pour accueillir les patients et tout sera transmis au médecin. En ce qui concerne le couple, ils ne sont pas véritablement contre la vaccination, ils souhaitent simplement qu’il n’y ait pas d’adjuvants.

A propos Larcher Jennifer

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