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Seniors : les discriminations les affectent profondément aussi bien psychiquement que physiquement

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La journée internationale des personnes âgées s’est déroulée ce samedi 1er octobre 2016, et a été l’occasion idéale pour l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), que nous ne présentons plus, du fait de son engagement connu sur tous les fronts, de tirer la sonnette d’alarme contre les maltraitances, doublées de discriminations, dont les seniors sont les marionnettes malheureuses.

Senior

Il convient de souligner que cela est un jeu pervers mais auquel se prêtent notamment (mais pas seulement) d’autres générations, sans le moindre respect. Des paroles piquantes, et accordées au diapason de la bêtise, telles que les moqueries, les préjugés, ou encore les brimades, ne sont pas dénuées de conséquences néfastes : l’impact négatif sur la santé mentale et physique des seniors n’est pas une élucubration. C’est en tout cas l’âpre constat,  hélas dressé par l’OMS, dans une analyse, publiée le 29 septembre, dans le cadre de la “World Values Survey”.

Les discriminations n’ont ni frontières, ni demie-mesure, concernant les seniors, comme en atteste une vaste étude universelle, nous permettant d’en saisir la problématique

Ce constat amer s’appuie sur une enquête, internationale et de grande envergure, dont le panel englobe  83 000 personnes dans 57 pays différents. Les réponses obtenues ont de quoi laisser pantois : 3 sondés sur 5 estiment que les seniors ne sont pas respectés à leur juste mesure. Pour continuer dans la morosité, les personnes âgées, sous le poids des attitudes négatives, très difficiles à supporter, sont davantage exposées à la dépression et à l’isolement De même, celles qui adoptent un regard pessimiste sur leur vieillissement, se relèveraient moins bien d’un handicap. Leur espérance de vie serait comme peau de chagrin : 7,5 ans de moins que celle des seniors épargnés par les quolibets, ou philosophes, avec un regard distancié sur ce qu’ils relèguent au rang de bagatelles.

Les discriminations envers les seniors attestent de l’émergence d’un nouveau fait sociétal : un « âgisme », appelé à croître, selon l’OMS, et à combattre dès à présent

L’OMS monte au créneau, dans ce rapport édifiant, sur l’émergence un “âgisme” imprégné dans nos sociétés, et dont l’âge limite de départ à la retraite, en est une des illustrations les plus frappantes : elle amoindrirait leur potentiel intellectuel et traduirait une uniformisation à outrance. Cette discrimination, entre autres exemples hélas légion,  déboucherait sur une perte de confiance en soi. « Comme le sexisme et le racisme, l’évolution des normes sociales est possible. Il est temps d’arrêter de définir les gens par leur âge”, souligne John Beard, Directeur du vieillissement et parcours de vie à l’OMS. Selon lui, “cela conduira à des sociétés plus prospères, plus équitables et plus saines”. En 2050, 1 personne sur 5 aura plus de 60 ans : l’inertie n’est pas de mise et il faut s’y préparer dès à présent.

Senior, Pixabay – Julim6
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