Le soja serait indiqué pour son efficacité à atténuer les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin

Le soja est un aliment, source de protéines, alternative à la viande. Il est de plus en plus populaire et encensé par les végétariens. Il se décline en plusieurs formes : tofu, tempeh (soja fermenté), jus (appelés « laits »), desserts et autres « yaourts ». Mais une toute nouvelle vertu vient de lui être trouvée : cette plante jaune aurait un impact bénéfique auprès des personnes affectées de maladies inflammatoires chroniques de l’intestin, connues aussi sous l’acronyme de MICI et véritable calvaire douloureux.

Légumes

Une nouvelle étude américaine vient s’en ajouter à d’autres au but similaire et visant à prouver l’impact médicinal du soja sur les inflammations intestinales

Un concentré de protéines de soja, élaboré avec un dosage savamment dosé par l’université d’Etat de Pennsylvanie (Etats-Unis), a démontré avec une efficacité notable, son intérêt mais chez les souris, endossant comme souvent le rôle de premiers cobayes. Les recherches n’en étant qu’à leurs prémices, ont été relayées dans une revue, dont le sérieux se révèle indéniable : il s’agit du Journal of Nutritional Biochemistry. Il convient de se pencher, avant de passer au crible l’ébauche de l’étude prometteuse, sur ces maladies chroniques dont les noms peuvent, de prime abord, paraître barbares pour les néophytes que nous sommes.

Voici le descriptif rapide des MICI (maladies inflammatoires chroniques de l’intestin) établi par l’Inserm pour mesurer pleinement les enjeux de l’étude

La définition de l’Inserm nous a paru comme l’une des plus limpides : « Les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin, maladie de Crohn et recto-colite hémorragique, se caractérisent par l’inflammation de la paroi d’une partie du tube digestif, liée à une hyperactivité du système immunitaire digestif. Il n’existe pas de traitement curatif de ces maladies, mais les médicaments actuels permettent la plupart du temps un contrôle durable de la maladie et une qualité de vie satisfaisante en dehors des poussées. Plusieurs voies de recherche sont en cours de développement pour améliorer encore les traitements existants. »

Introduire de la protéine de soja, sous forme concentrée, dans l’alimentation des souris, a atténué considérablement tous les symptômes de la recto-colite hémorragique

Sur des cellules humaines de côlon (nous parlons d’approche d’étude spécifique de par sa technicité et non de tests cliniques pour l’instant) ainsi que sur la souris, les chercheurs ont inauguré une approche qui changeait volontairement la donne alimentaire. Ils ont ainsi remplacé 12% des protéines d’origine animale par un condensé de protéines de soja (le taux de concentration était élevé : 70%). Les rongeurs ont été modifiés pour présenter les symptômes identifiables de la recto-colite hémorragique, avec comme remède administré, le fameux concentré.
La protéine de soja a été une élixir vraiment probant avec notamment des marqueurs d’inflammation considérablement réduits et un double effet-bouclier obtenu : la protection renforcées des parois intestinales fragilisées par des défenses immunitaires au summum de leur forme.

Légumes, Pixabay – Security

A propos Eric Françonnet

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