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Un test de dépistage sanguin simplificateur et révélateur du cancer du poumon en 2019

Une goute de sang, ça ne paye pas de mine et pourtant : elle pourrait se révéler salvatrice. Le CHU de Nice a annoncé, lundi 9 novembre 2015,  le lancement d’une expérimentation à grande échelle, dans l’espoir de mettre au point un test sanguin de dépistage du cancer du poumon. Il permettrait une détection plus rapide de cet ennemi public numéro 1, qui truste la première place des cancers en France (près de 30 000 victimes en 2012). Cette avancée scientifique, si vérifiée, grâce à un temps d’avance loin d’être négligeable de par sa simplicité, sur les imageries médicales, pourrait jouer en faveur d’une course pour la vie contre ce cancer, dit aussi bronchique.

Un test très attendu face à un fléau envers lequel la médecine avoue ses limites combattives

La société Rarcells Diagnostics est dans les starting-blocks pour le lancement de ce test de dépistage sanguin qui serait capable de détecter les cellules tumorales circulantes avec un temps d’avance, tant par rapport aux radiographies qu’aux scanners. Attendu avec une forme de messianisme scientifique, ce test novateur pourrait « aider à guérir des patients dont le pronostic reste aujourd’hui encore catastrophique », selon les dires de Paul Hofman, coordonnateur de l’étude au CHU de Nice, cité par Le Parisien. Lisez-bien les chiffres qui vont suivre.

Voici les statistiques les plus récentes, couvrant l’année 2012, concernant le cancer du poumon : celui-ci a fait près de 40 000 victimes (les hommes sont les plus touchés mais les femmes sont de moins en moins épargnées de par leur hygiène de vie : on pense au tabagisme chez les deux sexes et ses effets délétères connus depuis longtemps) dont les trois quarts décèdent. Le nombre de nouveaux cas diagnostiqués chaque année a été multiplié par 7 en 30 ans ! L’âge moyen de décès est de 68 ans pour les hommes et de 67 ans pour les femmes.

Une étude baptisée Air pour donner enfin de l’air aux malades mais hélas pas avant 2019

L’étude, don le patronyme retenu est Air, est ambitieuse avec 600 volontaires âgés de plus de 55 ans, fumeurs ou anciens fumeurs atteints d’une bronchopathie chronique obstructive (BPCO), mobilisés via un site internet. Ce dernier leur permettra d’entrer en contact avec le réseau des CHU français volontaires. Et, ils sont nombreux : le CHU de Nice, bien sûr, et ses homologues de Marseille, Montpellier, Toulouse, Grenoble, Saint-Etienne, Nancy, Strasbourg, Reims, Rouen, Amiens, ainsi que 3 hôpitaux parisiens seront sur le pied de guerre dès l’année 2016.

Ce projet a un coût pharaonique (900 000 euros) dont les mécènes sont le département des Alpes-Maritimes, la Ligue contre le cancer, la Fondation Unice de l’Université de Nice-Sophia-Antipolis et le Fonds de dotation du CHU de Nice. Pendant 3 ans, les volontaires seront soumis à un test sanguin couplé à un scanner thoracique. « Tous les échantillons seront envoyés à Nice et examinés sur place, précise Paul Hofman. Nous attendons les résultats de l’étude pour 2019. Le test pourra être ensuite validé et proposé partout en France et à l’étranger ».

A propos Eric Françonnet

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