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Ventres à bière : un risque de mortalité deux fois plus élevé que l’obésité

Ils répondent à plusieurs sobriquets : «bides à bière» de façon familière,  «ventres à bière» pour rester dans le parlé plus correct, ou encore «kronembides» de façon plus drôlatique. Et pourtant ils ne font pas rire les spécialistes de l’hygiène alimentaire. Cet excès de graisse localisé uniquement au niveau d’un estomac sur-gonflé est à ne pas sous estimé -bien au contraire- et aurait des effets délétères pires que l’obésité ! C’est en tout cas ce qui ressort d’une étude publiée dans Annals of Internal Medicine et relayée par The Telegraph : même si votre IMC (Indice de Masse Corporel) est inférieur à 25, le danger est réel si vous arborez un amas de gras localisé au niveau de l’abdomen. L’étude détaillée est riche (pas en graisses mais en éclaircissements).

Une étude révélatrice de plusieurs idées reçues jusqu’alors et un nouvel ennemi déniché

Les chercheurs ont examiné les données de 15 184 participants (dont 52,3% de femmes) don l’âge allait de 18 à 90 ans. Ils ont comparé leurs risques de mortalité et leurs risques cardiovasculaire en mesurant deux indices spécifiques chez chacun d’entre eux pour peaufiner leurs conclusions : le WHR (rapport entre le tour de taille et le tour de hanches) et l’IMC (l’indice de Masse Corporelle qui est calculé en divisant le poids par la taille au carré et dont l’idéal est de se situer entre 18,5 et 25). L’IMC est à nuancer cependant car statistique.

« Notre étude montre que les adultes américains au poids normal dont la graisse reste circonscrite au ventre ont un plus fort risque de mortalité que les personnes obèses, quelque soit leur IMC », explique le Docteur Francisco Lopez-Jimenez, principal auteur de l’étude. Pour résumer les personnes en situation inconfortable de surpoids du point de vue de l’indice de masse corporelle présenteraient néanmoins un taux de mortalité global inférieur à celui de leurs homologues plus minces mais nantis d’un ventre rebondi.

Une donne médicale à répartir autrement pour traiter le dangereux « ventre à bières »

« Nos résultats pourraient avoir d’importantes implications cliniques parce que les personnes ayant un IMC normal mais un WHR fort (en clair un bide honorable) n’étaient pas considérées comme une population prioritaire pour les programmes de prévention », selon le Docteur Francisco Lopez-Jimenez. Cette menace jusqu’alors ignorée devrait entraîner une attention accrue vis-à-vis d’une nouvelle population présentant des risques réels concernant sa propre santé en espérant qu’elle en prenne également conscience de son côté.

Les chercheurs parlent désormais d’obésité centrale pour qualifier ce surpoids exclusivement ventral et loin d’une obésité globale dans le mauvais sens du terme (le risque de mortalité double pour les patients ventripotents à leurs dépens ou parce que pêchant par des excès alimentaires) . C’est aussi une alerte sévère d’une masse musculaire paupérisée, annonciatrice d’une espérance de vie appelée à réduire comme peau de chagrin, et une dérégulation métabolique toute aussi machiavélique car complotant aussi contre notre santé.

A propos Eric Françonnet

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