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Volaille : le poulet du futur sera moins stressé

La volaille du futur devrait être différente de celle d’aujourd’hui. Le poulet sera moins stressé, plus écologique et donc meilleur en bouche.

Volaille
Volaille

 

Les consommateurs d’aujourd’hui recherchent de plus en plus l’authenticité et la traçabilité des aliments, la volaille a suscité de nombreuses polémiques en particulier celle qui est élevée en batterie dans des conditions souvent inhumaines. Les poulets sont entassés les uns sur les autres, ils ne voient jamais la lumière du jour, ils vivent au milieu de leurs déjections. Cette maltraitance a souvent été relatée dans de nombreux reportages. Près de Tours à Nouzilly, des chercheurs de l’institut national de la recherche scientifique agronomique (INRA) travaillent pour tenter de trouver une solution pour nourrir les poulets plus écologiquement et les rendre moins stressés. Ils veulent aider les professionnels de volailles à élever des animaux sains et parfaitement heureux pour une viande meilleure, car actuellement l’exportation à une influence néfaste pour le marché français.

La volaille du futur sera meilleure à la dégustation

Il y a 20 ans, le poulet était le plat du dimanche midi, il représentait 50 % de la consommation,  mais il a laissé la place aux découpes, les blancs de poulet, les escalopes, les ailes et bien sûr les nuggets. La couleur de la viande doit être homogène pour attirer le client. L’objectif des scientifiques est d’aider les producteurs de volailles à rendre la viande la plus qualitative possible, les abatteurs et tous ceux qui transforment la viande devront à l’avenir diminuer la quantité de sel, car « il sert à retenir l’eau dans la viande » a déclaré une chercheuse selon l’AFP relayée par le Point.

Le poulet de demain aura une autre alimentation

L’INRA essaye de mettre au point un aliment sans soja, car il est actuellement le produit de base de la nourriture des volailles, il est principalement importé à 90 %. Celui qui pourrait le remplacer serait un mélange de maïs, de blé, de tournesol, de colza, de féverole et de pois, il est à l’étude. Il sera riche en protéines et plus onéreux que le soja, mais il permettra de réduire de 40 % les gaz à effets de serre. Le poulet de demain retrouvera-t-il  le gout d’antan ? Ce n’est pas certain, car la production et la rentabilité seront toujours les maîtres mots.

A propos Martine Eden

Avec son expérience acquise au fil des années, elle nous livre quotidiennement ses découvertes en matière de santé.

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3 commentaires

  1. Les chercheurs cherchent, c’est leur boulot. Mais les éleveurs ne cherchent pas, eux ; ils comptent ! Le poulet « cool » n’est pas pour demain. De plus, si je ne m’abuse les OGM, sont hors la loi en France mais pas dans la nourriture des animaux ! Merci l’Europe.

    Même être végétarien n’est pas la solution puisque les fruits et légumes sont farcis de pesticides et autres saletés. Merci Monsanto.

    Que nous reste-t-il ? Les yeux pour pleurer.

    • Heureusement qu’il nous reste autre chose que les yeux pour pleurer !
      Mais il ne faut pas se leurrer, quand j’entends à la radio des pubs d’intermarché (entre autres) qui nous propose, avec une voix qui montre bien qu’on nous prends pour des débiles, du filet de poulet délicieux à 2€99 le kilo !!!
      Savez vous combien il faut de kilo de céréales pour faire un kilo de poulet ? non ? il en faut au minimum 7 ! Ajoutez à cela les marges des distributeurs, inutile de vous dire qu’a ce prix là votre poulet n’a pas été nourri qu’avec des céréales de bonnes qualité et élevé dans des conditions sanitaires idéales.
      Par contre, l’espoir et la solution existe selon moi, mais elle demande que chacun prenne un peu conscience de ce qu’il consomme et devienne enfin responsable.
      Je suis producteur de volailles et d’œufs Bio ! et oui … mes volailles profitent tout au long de leur vie de parcours extérieurs avec de la vrai herbe naturelle et même des insectes sources de protéines naturelles. Elles sont nourries à l’aide de céréales issues de l’agriculture biologiques (plus de 0,6€ le kilo ! voir plus haut et faites vos comptes) qui n’ont pas nécessité pour leur culture d’épandage massifs d’engrais pollueurs des eaux, pesticides et autres insecticides tueurs d’abeilles.
      Alors, oui encore, il est possible de retrouver le bon goût du poulet d’antan, demandez à nos clients, et en plus cela permet d’encourager une agriculture qui prend soin de notre planète et de nos sols. Mais encore faut il accepter de revenir à un modèle ou l’on dépense à nouveau plus pour notre alimentation que pour notre forfait de téléphone.
      Donc la solution existe ! mangez bio, des fruits garantis sans pesticides et des poulet au vrai bon gout !

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