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Antarctique : un iceberg géant, de 5000 kilomètres carrés, prêt à prendre le large

La fracturation complète de l’immense plate-forme glaciaire Larsen C, en Antarctique, vient d’être confirmée, par une étude britannique, des plus récentes, pour se produire, dans un avenir vraiment proche, probablement en 2017. Elle donnera naissance à un iceberg, dont la surface est estimée à 5000 kilomètres carrés, et amené, du moment qu’il sera détaché, à une errance, au sein du très vaste Océan Austral, dont les eaux représentent plus de 20 millions de kilomètres carrés.

Banquise

Un des plus gros icebergs, jamais recensés, a de très fortes chances de se détacher de la banquise, probablement dans les mois à venir

Un iceberg d’une taille gigantesque, dont la surface atteindrait 5000 kilomètres carrés, serait sur le point de se désolidariser du bloc, que représente l’Antarctique, le continent le plus méridional de la Terre, situé autour du pôle Sud, et qui s’étend, quant à lui, sur pas moins de 14 millions de kilomètres carrés. Cette annonce récente, est tombée vendredi, et émane de chercheurs de l’Université de Swansea, située au Royaume-Uni. Ses proportions, hors normes, soutiennent, assez facilement, des comparaisons avec plusieurs entités géographiques, telles qu’une superficie égale à celle des Bouches-du-Rhône, l’île de Bali, ou encore 85 fois l’étendue de Manhattan (un des boroughs de la métropole de New York). Il serait imminent que cet iceberg, pour le moins colossal, se détache de la partie ouest de la banquise, étant propre à l’Antarctique, et dont la taille n’est jamais totalement figée.

La barrière de Larsen, qui ne cesse de se fissurer, signe du réchauffement climatique, explique la naissance de cet iceberg inédit

L’iceberg, pour situer son futur point de rupture, est une partie, qui est encore intégrée, au plus septentrional segment de glace, connu en Antarctique, sous le nom de Larsen C. Il est fortement pressenti, pour figurer en très bonne place, dans la hiérarchie concurrentielle des icebergs, les plus impressionnants, recensés scientifiquement, une fois qu’il sera détaché de la barrière de Larsen. Il en prend plus que jamais le chemin et ce de manière hélas accélérée : âgée de pas moins de 150 000 ans, la barrière de Larsen pâtit du changement climatique. En 2016, la barrière s’est fissurée plus rapidement que pendant les années précédentes. Notons que des segments se sont déjà détachés en Antarctique, ces dernières années, dont Larsen B qui s’est désintégré en l’espace de six semaines en 2002. Quant au segment C, il pourrait lui emboîter le pas, réel cataclysme redouté.

Banquise, Pixabay

A propos Eric Françonnet

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