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Anthropocène : nous assistons à l’avènement d’une nouvelle ère géologique dont nous serions les éléments moteurs

L’ère géologiques, appelée Holocène, qui avait débuté il y a 11 700 ans, aurait selon un groupe d’étude réunissant des érudits de diverses nationalités et de diverses spécialités, cédé depuis les années 1950 (ce que nous réalisons seulement maintenant), la place à l’Anthropocène, ou encore « âge de l’homme » : nous aurions contribué fortement, du jamais vu jusqu’à présent dans l’histoire de notre chère planète bleue,  à cette évolution, ou plutôt révolution, dont nous ne sommes pas seulement les spectateurs impuissants mais également les acteurs irresponsables d’un tel basculement d’une ère à une autre !

La Terre

L’Anthropocène, nouvelle ère géologique, dite « âge de l’homme », est sur le point d’être reconnue officiellement

Dans ce groupe de travail, composé de 35 spécialistes, relevant de champs d’investigation divers, qui a défendu son étude, consolidant notre entrée effective dans l’Anthropocène, dans la ville du Cap (Cape Town), nous pouvons retenir plusieurs faits importants : tout d’abord, c’est l’unanimité, frôlée de très près, qui a triomphé, quant à l’existence confirmée de cette nouvelle ère géologique au terme de 7 années d’études (34 avis favorables contre 1 abstention). L’Holocène, qui avait commencé il y a 11 700 ans avec la fin de la dernière glaciation, s’est donc effacée, en faveur de l’Anthropocène.

Notons, concernant cette nouvelle ère, que c’est la première fois, en 4,5 milliards d’années, qu’une seule espèce, à savoir l’être humain, veut jouer le démiurge, qui joue trop avec des éléments, qu’il perturbe, mais qui pourraient se retourner contre lui. « L’Homme est devenu une force telle qu’il modifie la planète. C’est aussi inquiétant », estime, sans doute à juste titre, Catherine Jeandel, directrice de recherche CNRS au LEGOS, le Laboratoire d’études en Géophysique et Océanographie Spatiale, et membre de ce groupe qui travaille depuis assez longuement, sur ce sujet très crucial.

L’Anthropocène,  pose la question paradoxale : pourquoi l’Homme ne ménage pas sa propre et unique planète ?

A une très forte majorité encore (30 vois pour, 3 contre, et 2 abstentions), les membres du groupe érudit jugent adéquat que l’entrée dans l’Anthropocène, suspectée depuis plusieurs années, soit reconnue officiellement. Ce souhait émane de l’Université de Leicester (Royaume-Uni), qui coordonne les travaux de cette étude, avec comme leader fédérateur, le géologue Jan Zalasiewicz. L’entrée dans cette nouvelle époque est donc en attente de validation par la Commission internationale de stratigraphie, ainsi que par le Comité exécutif de l’Union internationale des sciences géologiques (IUGS), une organisation non gouvernementale.

Le terme à retenir pour qualifier toutes les décennies, ayant suivi le passage de l’Holocène à l’Anthropocène, dans les années 1950, avec des années qui ont filé avec une accélération sans pareille du progrès (particulièrement durant les Trente Glorieuses), est l’appellation suivante : « la grande accélération ». Jamais l’être humain n’a autant bouleversé, et ce aussi rapidement, l’équilibre fragile,  que la nature nous a offert.  Nous pouvons légitimement penser que si l’Anthropocène est l’ère de de l’Homme, elle a aussi couronné son égoïsme irrespectueux envers des legs divers, soumis à des menaces effectives, dont il est le responsable impuni.

La Terre, Pixabay

A propos Eric Françonnet

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