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NASA : des geysers d’eau à la surface d’Europe attesteraient de la présence souterraine d’un vaste océan

La National Aeronautics and Space Administration (plus connue sous son acronyme de NASA au rayonnement universel) nous avait promis, ce lundi 26 septembre, à 20 heures (heure française), une révélation « surprenante concernant Europe, le plus petit des quatre satellites galiléens de Jupiter, avec un rayon de 3 100 kilomètres, et réputé pour sa surface entièrement recouverte de glace. Qu’avons nous donc appris de si sensationnel sur cette lune qui focalise l’attention de toute la communauté scientifique ?  

Lune Europe

Nous avions une forte suspicion que de l’eau liquide pourrait y couler, et bien le télescope spatial Hubble, officiant brillamment dans l’espace, depuis son lancement en 1990, et toujours opérationnel, a repéré ce qu’il semble être des geysers d’eau salée s’échappant depuis sa surface, preuve forte de la présence d’un océan liquide, que l’on estime de la superficie de notre lune (près de 38 millions de kilomètres carrés), et caché sous le sol d’Europe.

Des geysers d’eau salée, perceptibles à la surface glacée d’Europe, attestent hautement de la présence souterraine et l’activité certaine d’un très vaste océan

La NASA s’orientait déjà mais s’oriente davantage sur la piste de plus en plus probable de l’existence, loin d’être entièrement chimérique, d’un océan, à la superficie impressionnante, dont nous avons évoqué les dimensions dans le paragraphe précédent, et qui serait tapi sous la banquise. De plus, nous confortant dans cette voie, le vénérable télescope spatial Hubble, approchant d’une retraite méritée, a repéré ce qui semble être des geysers d’eau salée s’échappant d’Europe, ce satellite naturel jovien. Des geysers qui trahiraient la présence bien cachée mais réelle d’un océan sous sa croûte striée et de glace.

Une quasi-confirmation qui succède à de fortes suppositions sur cet océan prometteur qui pourrait conjuguer trois éléments essentiels à la vie sur Europe

La NASA ne nous a donc pas dévoilé une découverte astronomique des plus notoires, et nous pouvons être légèrement déçus. Néanmoins, elle ancre davantage dans le champ des possibles, et mérite que nous l’évoquions, le fait qu’elle confirme que ce satellite est sans doute l’un des candidats les plus crédibles à explorer, encore et encore, pour déterminer si une vie extraterrestre existe quelque part dans notre système solaire.

Il y a donc très certainement trois éléments indispensables à l’éclosion et à l’épanouissement du vivant sur Europe qui sont les suivants : de l’eau, des molécules à base de carbone, et de la chaleur. Ceci dit, nous n’en avons pas encore la preuve irréfutable. Hubble, passera le relais galactique, après plus d’un quart de siècle au top de son énorme potentiel à déshabiller le ciel, et dont l’ultime mission a été un franc succès. Ce sera, selon toute probabilité, à son successeur désigné, le James Webb Space Telescope (JWST), au lancement programmé pour 2018, de poursuivre l’aventure.

L’ultime réponse sur la présence ou non d’une vie surtout supposée microbienne sur Europe nous sera apportée par une mission robotique sur place de la NASA

L’annonce de la NASA, en ce lundi 26 septembre, n’est pas un choix anodin  : une mission robotique, à l’enveloppe budgétaire prévisionnelle importante, requiert l’aval et un financement du Congrès américain. Ses trois objectifs principaux seront les suivants à l’aube de 2020 : déterminer l’habitabilité de son océan en étudiant sa chimie, caractériser l’épaisseur, l’hétérogénéité et la dynamique des différentes couches de glace et d’eau, et l’étude géologique de sa surface pour comprendre sa formation et son évolution.

Le robot devra bénéficier d’une aptitude à creuser la glace à plus de 10 cm de profondeur. Le rapport de 2015, émanant de scientifiques habilités par la NASA, liste également une série de neuf d’instruments, parmi lesquels, nous pouvons retenir les suivants : spectromètre, magnétomètre, caméras, appareils sismologiques et microscope.

Lune Europe, Pixabay

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