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La NASA et les internautes : un duo de choc pour dénicher la neuvième planète du système solaire

La National Aeronautics ans Space Administration, davantage connue sous son acronyme de NASA, sollicite l’aide des internautes, pour avoir la certitude, qui est encore une hypothèse, de l’existence d’une neuvième planète, localisée aux confins du système solaire. Pour parvenir à son but ultime, elle a lancé un site participatif baptisé « Backyard Worlds : Planet 9 » (« Mondes proches : Planète 9 »), mercredi 15 février, en appelant les férus d’astronomie, quelque soit leur statut (professionnels ou amateurs), à apporter leur pièce à l’édifice. Notons que depuis le déclassement de Pluton en planète naine, notre si beau mais encore si mystérieux système solaire, ne comporte désormais plus que 8 planètes : Mercure, Vénus, la Terre, Mars, Jupiter, Saturne, Uranus, Neptune.

Exoplanète

Les internautes mis à contribution, sur un site participatif lancé à l’initiative de la NASA, pour apporter des preuves qui pourraient confirmer l’existence de la neuvième planète du système solaire

Cette recherche, collaborative et gracieuse, vise à encourager tout internaute, dont la tête est tournée, avec contemplation, vers les étoiles, d’apporter, via une vigilance et une acuité hors pairs, des preuves qui pourraient confirmer enfin la découverte de cette planète, appelée pour l’instant »Planète X ». Le site, à vocation communautaire et reposant sur le volontariat, est une invitation à prêter attention au moindre corps mouvant. Le portail retransmet des images, étant nombreuses et prises par le télescope spatial Wide-field Infrared Survey Explorer (WISE), à l’affût des objets sombres intégrant les planètes distantes. L’accumulation de données collectées et vérifiées serait une bible scientifique.

Cette démarche inédite s’inscrit après l’annonce sensationnelle de l’existence, avec un taux de probabilité élevée, d’une planète étant cachée, par 2 chercheurs du Caltec (Californie), fin janvier 2016

Le 20 janvier 2016, Konstantin Batygin et Mike Brown, chercheurs à l’Institut de technologie de Californie (Caltec) ont créé la surprise en annonçant qu’une « neuvième planète », très grande et très lointaine, ne serait pas une chimère et pourrait exister dans notre système solaire. Ils se sont basés sur des modèles mathématiques et des simulations par ordinateur. D’une masse d’environ dix fois celle de la Terre, cette planète, suspectée d’être gazeuse, se trouverait sur une orbite vingt fois plus éloignée que celle de Neptune. Sa lenteur confirmée est telle qu’il lui faudrait de 10 000 et 20 000 ans pour son tour, tout à fait complet, autour du Soleil. Elle serait grandement soupçonnée d’être gazeuse.

Nul doute que le télescope James-Webb, qui sera mis en service, très prochainement, à savoir en en 2018, pourra être une source investigatrice plus poussée que Hubble, aux 28 années d’exploits

Il est fort possible que, dans un avenir prochain, l’observation d’une neuvième planète, ne soit plus un fantasme onirique. Le successeur du télescope spatial Hubble, le télescope James-Webb – dont la mise en service est fixée à 2018 – sera un outil beaucoup plus performant, en mesure de fournir des images d’un corps si lointain. Mais ces images, en dépit d’une précision accrue, se limiteront à des pixels de faible luminosité. Rappelons comme exemple semblable, mais plus ancien, qu’il a fallu patienter 85 ans entre la découverte de Pluton (1930) et les premières photographies prises par la sonde américaine New Horizons en 2015. La patience est donc une arme qu’il nous faudra prendre en compte.

Exoplanète, Pïxabay

A propos Eric Françonnet

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