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Pérou : des pommes de terres cultivées avec succès sous une atmosphère martienne

La planète rouge ne cesse d’enflammer notre imagination. Des pommes de terre péruviennes ont été cultivées comme sur Mars, c’est-à-dire, dans une atmosphère semblable à cet astre du système solaire. Les résultats obtenus sont un un galop d’essai prometteur, à la hauteur des espérances du Centre international de la pomme de terre, localisé à Lima, la capitale du Pérou, en Amérique latine. Matt Damon, dans le film « Seul sur Mars », aurait aimé en avoir sous la main. Voilà que la réalité est en phase de dépasser l’onirisme.

Mars

Le Centre international de la pomme de terre, haut-lieu de la recherche sur les tubercules, a permis le développement de certaines d’entre elles, sous des conditions atmosphériques martiennes

Les pommes de terre ont été sélectionnées en puisant dans la richesse des terroirs péruviens (rappelons que la pomme de terre a été importée dans la foulée des grandes découvertes, de l’Amérique du sud, jusqu’aux portes de l’Europe) soit parmi une centaine d’espèces. Le panel retenu a été testé et donc soumis à une culture soigneuse entre le 14 février et le 5 mars sous un dôme où ont été recréés des conditions atmosphériques, en tous points semblables à celles de Mars, soudain devenue potentiellement arable donc moins inhospitalière. Le Centre international de la pomme de terre en est réjoui mais émet des réserves car il ne s’agit que de résultats, de très bon augure, mais à confirmer, via différents paramètres à définir puis mettre en application.

Notons que cette recherche a pu bénéficier du soutien de la NASA (acronyme de la « National Aeronautics and Space Administration », soit l’agence spatiale américaine) qui se positionne à la pointe de l’inédit ainsi que de l’innovation. Manger des frites martiennes est aussi insolite.

Une terre désertique péruvienne pareille au sol martien a été utilisée à bon escient et la NASA entend établir dans le désert de la Pampa de la Joya une de ses futures missions d’expérimentation

La terre utilisée pour l’expérimentation, nous laissant entrevoir une folle mission martienne pour y planter les si précieuses premières tubercules, provient du désert de la Pampa de la Joya, dans le sud du Pérou, où le sol, troublante coïncidence mais pratique pour les nécessités des chercheurs, est comparable, osons-le même, semblable à celui de la planète rouge. La NASA nourrit également des projets sur le long terme, concernant un tel espace désertique : la mise en opération d’un centre d’expérimentations martiennes, serait pionnière, en Amérique centrale et du sud. Par contre, ce ne serait pas une première mondiale puisque certaines sont en pleine activité, aux États-Unis, en Antarctique et en Russie.

La patate a la pêche au Pérou, où elle demeure une des bases essentielles de l’alimentation (ce qui est presque également le cas, dans beaucoup de pays, même sous nos latitudes occidentales). Sa vivacité s’accommode de hauteurs dépassant la barre des 4 000 mètres. L’impossible serait-il prêt à enfin être possible ?

Mars, Wikimédia – NASA/JPL-Caltech

A propos Eric Françonnet

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