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Vidéo : le plus grand dinosaure du Brésil enfin exposé après 60 ans entreposé dans un placard !

Découverts il y a plus de 60 ans, les restes, injustement oubliés dans un placard du Musée des sciences de Rio de Janeiro, d’un Austroposeidon magnificus, considéré, encore à ce jour, comme le plus grand dinosaure jamais découvert au Brésil, ont été exposés pour la première fois au public ébahi, ce jeudi 6 octobre 2016. Nous précisons qu’il ne s’agit que d’une reconstitution partielle, notamment de sa colonne vertébrale, mais qui témoigne cependant de son gigantisme !

Dinosaure

Austroposeidon magnificus : le plus grand dinosaure du Brésil, découvert en 1953, est désormais sous les phares médiatiques, puisque sorti enfin de l’oubli, pour être exposé au grand public ravi, à Rio de Janeiro

Il avait quatre signes distinctifs bien précis : une petite tête, un long cou, un corps énorme et une longue queue. Selon une datation, l’Austroposeidon magnificus, le plus grand dinosaure jamais découvert au Brésil, et dont les restes partiels ont été entreposés dans un placard pendant plus de 60 ans, aurait vécu il y a 66 millions d’années, à la fin du Crétacé (et plus précisément du Crétacé supérieur), qui a vu disparaître les dinosaures, après un règne estimé de 160 millions d’années. Il appartenait au genre des Titanosaurus, et a été l’un des plus grands dinosaures sauropodes herbivores, à fouler le sol de la planète, et le Brésil peut être fier de ce trésor fossilisé.

L’étymologie latine de ce dinosaure n’a pas été choisie par hasard et est pour le moins flatteuse : « Austro », pour « Sud », « Poséidon » pour le dieu de la mythologie grecque à la réputation de provoquer à sa guise des tremblements de terre, et « magnifico » pour « magnifique ». En effet, ses proportions sont des plus parlantes : il était long de 25 mètres, pesait 30 tonnes, et atteignait les 8 mètres de haut. La découverte effective de ce spécimen, à la colonne vertébrale presque complète, remonte à 1953 lors de la construction d’une route, dans l’Etat de Sao Paulo, par Llewellyn Ivor Price (1905-1980), un paléontologue brésilien, à la réputation internationale.

Par manque de moyens tant humains que matériels, ce spécimen titanesque, a patienté pour voir le puzzle reconstitué de sa colonne vertébrale, mais n’est pas le plus grand dinosaure du monde qui est argentin

Mais pourquoi une découverte aussi majeure a donné lieu à une mise au placard presque immédiatement, et mis une éternité -à l’échelle de la vie d’un être humain- pour en ressortir ? Diogenes de Almeida Campos, le directeur du musée, où ont paisiblement reposés les restes, maintenant exposés, l’explique ainsi : « Nous attendions d’avoir le personnel adéquat ». Nous comprenons tout à fait sa prise de position entièrement justifiée. En effet, selon lui, au sein même du Brésil, seuls dix paléontologues, au sérieux attesté, se sont attelés à ce sujet, qui mériterait un meilleur intérêt. Les moyens humains, ainsi que matériels, se déploient désormais.

Notons pour que conclure que cet Austroposeidon magnificus, qui est le plus grand du Brésil, il ne détient pas le record du monde face à un autre challenger, découvert en Argentine en 2012. Dès les premières fouilles, le fémur de 2,40 mètres a intrigué. Couplé aux autres ossements, il a permis de donner une estimation du poids du nouveau titanosaure : environ 77 tonnes. Côté taille, l’animal devait mesurer environ 37 mètres de long, pour 6 mètres de haut en partant de ses épaules. En revanche, la tête dressée, il devait atteindre entre 15 et 20 mètres de haut. Une reconstitution fidèle et en 3D de ce dernier se trouve au Musée d’Histoire Naturelle de New York.

http://dai.ly/x4w7oxd

Dinosaure, Pixabay

A propos Eric Françonnet

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