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Women on Web : une ONG néerlandaise pro-avortement censurée injustement par Facebook pendant 24 heures

Facebook, nous le savons tous, dispose d’un droit de regard, pouvant se transformer en sanction moralisatrice via la consultation de pages ou de mots pouvant prêter à confusion. Nous pouvons parler de « chasses aux sorcières ». L’association militant pour le droit et la possibilité d’avorter, baptisée Women on Web, en a fait les frais avant que Facebook ne rectifie son catalogage trop rapide. Spécifions hélas qu’il ne s’agit pas d’une première.

Facebook

Women on Web : une ONG militant en faveur de l’avortement hygiénique dans les pays les plus pauvres ou surtout en cas de grossesse non désirée sous toutes les latitudes occidentales

Women on Web est un service en ligne entièrement doué et dévoué sur l’avortement. Le siège de cette association caritative se trouve aux Pays-Bas. Women on Web est une branche, issue sensiblement du semblable bourgeon, que Women on Waves, La question importante portée par les deux ONG, travaillant en étroite collaboration, se révèle être la suivante : « Subissez-vous une grossesse non désirée ? Ce service en ligne soutient les femmes pour qu’elles aient accès à l’avortement avec des pilules et pour ainsi réduire le nombre de morts dues aux avortements dangereux. » C’est donc la solution médicamenteuse qui est prônée par Women on Web et son questionnaire pour auto-évaluer les prémices de sa grossesse et opter pour un choix déterminant : avaler deux pilules à très faible coût mais efficaces pour une IVG réussie  Women on Waves intervient sur des zones maritimes non exclusives et propose également la possibilité d’un avortement reposant sur le libre arbitre qu’il convier d’honorer à bord.

Tour se joue en quelque clics comme une consultation virtuelle avec votre médecin : les deux pilules nécessaires pour avorter vous parviennent vite et vous agissez chez vous avec quiétude

« Ce site Internet (celui de Women on Web) vous oriente vers un médecin conventionné qui pourra vous prescrire un avortement médicamenteux suite à une consultation. Une fois que vous aurez rempli la consultation en ligne, et s’il n’y a aucune contre-indication, un avortement médicamenteux (reposant sur un duo implacable : le Mifeprestone et le Misoprostol) vous sera envoyé. Un avortement médicamenteux peut être effectué en toute sécurité à domicile du moment que vous disposez des informations nécessaires et que vous avez accès à des services médicaux d’urgence pour les rares cas où il y a des complications ». La  sécurité, de type sanitaire, a, selon toute probabilité, reçu l’aval de l’ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé) qui a un droit de regard sur tout médicament avec un retrait en cas de danger avéré pour la population. 42 millions de femmes avortent chaque année dans le monde et pour 20 millions, la barbarie l’emporte sur le confort.

Facebook avec sa politique de censure zélée s’est visiblement trompé de cible en visant le site de Women on Web : l’erreur assumée aura bloqué la page de l’ONG pendant 24 heures

L’association Women on Wed a été censurée, pendant une durée de pas moins de 24 heures, du plus grand réseau social du monde, dont vous devinez aisément le nom : Facebook. Cette bourde (et ce n’est pas une première) s’est déroulée entre jeudi et vendredi, selon The Guardian. La maison-mère de Facebook a invoqué sa politique de lutte contre « la promotion ou l’encouragement à l’usage de drogue » avant de présenter ses plus humbles excuses aux militants dont l’étendard virtuel a été un zeste mis en berne. Nous pouvons bien sûr accuser le recours précieux aux algorithmes qui opèrent un balisage régulier de telle ou telle info. Deux mauvais points sont à attribuer à Facebook : un black-out, sans aucun doute, empressé ; des études qui montrent que le Mifeprestone ainsi que le Misoprostol ont peu d’effets secondaires (nous pensons à toute dépendance, propre de la drogue, à laquelle la patiente échappe). Women on Bed a été ravie de voir sa page Facebook rétablie vendredi.

Facebook, Pixabay – Pixelkult

A propos Eric Françonnet

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