Equipements

Accidents du travail mortels : des chiffres alarmants

Chaque année, la sécurité au travail est un sujet qui revient au goût du jour. Les accidents sont toujours aussi nombreux. En 2018, l’inspection du travail a recensé 318 accidents de travail à cause de chutes de hauteur. Parmi ces chutes, 49 ont coûté la vie à des personnes. Pour minimiser les accidents, plusieurs moyens existent dont l’équipement de protection individuelle, appelé également EPI.

EPI : qu’est-ce que c’est ?

L’équipement de protection individuelle a comme objectif d’assurer l’intégrité physique et la sécurité d’une personne contre tous les risques encourus sur le lieu de travail, comme les risques d’origine chimique, thermique, électrique ou encore mécanique. Il se traduit concrètement par le port de plusieurs équipements comme un casque de chantier, des chaussures de sécurité adéquates, des harnais de sécurité ou encore des vêtements à manches longues. Il existe des EPI pour chaque partie du corps : protection des pieds, des jambes, des mains, de la tête… En multipliant les protections, on évite condisérablement les risques de blessures et de danger.

Chaque équipement doit être parfaitement adapté à la personne qui le porte ainsi qu’à ses activités, pour être le plus efficace possible. Des ouvriers de 2 corps de métiers distincts peuvent avoir besoin d’EPI différent. En cas de chute par exemple, l’EPI peut sauver la vie d’une personne. Les équipements de protection individuelle sont catégorisés en 3 classes différentes :

  • la classe I, protégeant l’employé contre les risques mineurs,
  • la classe II : protégeant l’employé contre les risques importants,
  • la classe III : protégeant l’employé contre les risques graves (les dangers pouvant causer la mort d’un individu).

Développer les formations liées à la sécurité : un enjeu majeur des prochaines années

Nous pouvons observer un manque cruel de sensibilisation de la sécurité au travail. Elle n’est pas assez présente, que ce soit dans les différentes formations et apprentissages des métiers à risques ainsi que directement sur les lieux de travail. Ce problème a un lien direct avec certaines mesures de sécurité non respectées sur les chantiers. Ce manque de sensibilisation peut alors entraîner de graves accidents irréversibles, causant d’importantes blessures comme une mâchoire brisée ou des poumons perforés. C’est pour cela qu’un responsable de sécurité doit superviser chaque chantier pour assurer la sécurité de chaque employé travaillant dessus. Il aura comme objectif d’étudier les risques d’accident possibles pour anticiper chaque problème en amont. Ce responsable devra donc sécuriser au maximum le chantier sur lequel il travaille.

Ce constat a forcé l’inspection du travail à réaliser de plus en plus de contrôle et d’interventions de sensibilisation. En 2018, ce n’est pas moins de 274 544 interventions qui ont été effectuées par ce service de contrôle. Ce chiffre va encore augmenter les prochaines années. Les contrôles et interventions seront multipliés pour garantir l’intégrité physique de tous les ouvriers de France. Les sujets abordés dans ces opérations sont nombreux : le temps à consacrer à la formation des nouveaux ouvriers, le renouvellement des appareils défectueux… En plus de la sécurité des ouvriers, l’inspection du travail collabore également avec l’URSSAF pour identifier le travail dissimulé en France.

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