Pour les malformations à la naissance, un antiépileptique serait considéré comme responsable

L’inspection générale des affaires sociales vient de publier en ce tout début de semaine une estimation sur les cas de malformations constatées chez plus de 450 nouveau-nés et la responsabilité de cet état en revient à la prise d’un antiépileptique la « Dépakine » ainsi que tous ses dérivés. Ce médicament a été mis sur le marché dès 1967 et qui a soulevé beaucoup de polémiques suite aux effets néfastes, le ministère de la Santé avait demandé un rapport précis sur cette prescription médicale, plusieurs familles attend enfin que la lumière soit faite.

Ce médicament la « Dépakine » est prescrit aux personnes atteintes d’épilepsie

Ceux souffrant de troubles bipolaires l’obtiennent également et il est distribué par les laboratoires Mylan. Une molécule présente dans ce remède le « valproate » est depuis déjà quelques années sur le banc des accusés, des risques de malformations ont été détectés sur les enfants qui venaient au monde dont les mères avaient ce médicament en prescription. Entre 2006 et 2014, cette molécule a été  prescrite avec plus de restriction moins 25%, ces chiffres ont été annoncés par un rapport de l’inspection des affaires sociales. Le nombre de patients est passé de 125.000 en 2006 à 56.000 en 2014. En France, ce sont plus de 450 enfants vivants ou mort-nés exposés à cette molécule entre 2006 et 2014. Ce sont des conclusions relevées par l’IGAS.

Un rapport pointe du doigt un médicament contre l’épilepsie

Marisol Touraine, la ministre de la Santé avait demandé en juillet dernier à l’inspection des affaires sociales de se pencher très sérieusement sur cette affaire concernant la « Dépakine », les malformations avaient été mises en évidence par une maman traitée pour épilepsie et qui prenait ce médicament, elle a accouché de son deuxième enfant en 2002 et aujourd’hui son fils est âgé de 13 ans a un handicap avéré. Cette mère de famille attend comme des centaines d’autres, une reconnaissance et elle se bat contre ce traitement connu sous différents noms, « depakine, micropakine, dépakote ou depamide ». En 2015, l’agence de sécurité du médicament et la haute autorité de santé ont appelé à la vigilance. Ce nouveau rapport est une avancée pour toutes ces femmes abusées durant toutes ces années.

Médecine, Pixabay – Parentingupstream

A propos Martine Eden

Avec son expérience acquise au fil des années, elle nous livre quotidiennement ses découvertes en matière de santé.

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