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MoovCare : une application qui simplifie le suivi en partie auto-géré des malades d’un cancer du poumon

Afin de permettre aux patients atteints en France d’un cancer du poumon, une application mobile permet de les suivre à distance et de les faire se rendre moins fréquemment pour des examens en milieu hospitalier. Un gain d’autonomie et de temps sont le double bénéfice pour le malade qui voit ainsi sa vie beaucoup moins dramatiquement bouleversée par cette maladie. Nous nous permettons de vous rappeler que le cancer du poumon est l’un des plus répandus : le nombre de nouveaux cas par an est d’environ 1,2 million partout dans le monde dont 45 000 en France. Il demeure parmi les plus fatidiques en dépit de progrès thérapeutiques indéniables.

Des poumons

Une application mobile baptisée « MooveCare » qui va rendre plus confortable le quotidien des cancéreux du poumon a été présentée lors de l’ASCO

Le congrès, à la notoriété planétaire, de la Société américaine d’oncologie clinique, du 3 au 7 juin à Chicago, a mis -ce qui est assez rare pour être souligné- une étude française à l’honneur, présentée ce lundi 6 juin par le Docteur Fabrice Denis. Elle se démarque par son caractère quelque peu insolite : elle ne met pas en avant une percée thérapeutique se révélant majeure mais une application mobile inédite, appelée MoovCare, qui a pour l’instant rempli l’ensemble des promesses de son ressort : une diminution notable du nombre de scanners, une amélioration de la qualité de vie mais surtout de la survie à un an. En bref, que du bonus, quant à la simplification d’un suivi et une santé révélée gagnante qui libèrent le patient, prétendant loin d’être idéaliste, à une vie -presque- normale. Notons que ce protocole en ligne est destiné aux malades en rémission et libéré de tout traitement avec un facteur cependant véritablement très élevé d’une rechute parfois difficile à esquiver. Voici le panel des options offertes au patient, usager sérieux de MoovCare :  remplir une fois par semaine une liste de 12 critères simples, avec entre autres, son poids ou l’intensité de sa douleur. Ce sont donc des données personnelles essentiellement préventives mais qui peuvent prévenir du pire ressuscitant et nous le savons plus un cancer, nouveau ou de retour, a un diagnostic précoce, plus les chances de survie sont élevées. Il a été également déclaré que le scanner pouvait, plus que l’application intuitive, se révéler de très loin moins fiable car il intervient souvent trop tard et que le délai d’attente entre deux passages est beaucoup trop long fréquemment.

Une étude aux résultats de très bon augure sur un panel humain : « MoovCare » est dans les starting-blocks pour une course universelle séduisante

Une étude a été diligentée pour démontrer les bénéfices de MoovCare avec un essai clinique multicentrique de phase 3, comme dans le cadre englobant les médicaments. Le panel de cobayes humains s’est élevé à 133 patients qui ont été répartis avec un pur hasard dans deux groupes distincts : pour les uns un suivi avec un scanner tous les 3 mois, pour les autres un suivi avec l’application mobile. Les résultats jouent en la faveur des utilisateurs de MoovCare : ils ont subi 4 fois moins de scanners que les autres et, à souligner, autre statistique notable penchant en la faveur de la toute nouvelle appli, la survie au-delà de 1 an (étape souvent critique) est passée de 49 à 75 %. Selon ses concepteurs à qui nous pouvons adresser des éloges, l’application aurait déjà, de coup de com en coup de coeur, séduit les autorités de santé en France et notamment cette haute instance qu’est l’HAS. « Nous avons discuté avec la Haute autorité de santé ; nous avons été bien accueillis. Les démarches pour obtenir une autorisation de mise sur le marché ont déjà été entamées, se réjouit Régis Senegou, aux commandes de sa société Sivan innovation, qui a développé l’application. Nous espérons avoir un remboursement pour l’automne 2017. » L’application se décline déjà, signe annonciateur d’une conquête marketing, en plusieurs langues : « L’international va être une ambition très rapide, confie Fabrice Denis. Aux Etats-Unis les associations de patients pourraient être très intéressées par l’appli qui remet le patient au cœur de sa prise en charge, et aussi qui limite largement les coûts. Ici un scanner coûte près de 4000 dollars. »

Des poumons, Pixabay – bykst

A propos Eric Françonnet

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