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Perturbateurs endocriniens : les craintes des scientifiques

Les perturbateurs endocriniens ont commencé à intéresser les scientifiques dès les années 1950 mais c’est l’affaire du Distibène (un œstrogène qui était prescrit aux femmes enceintes pour limiter les fausses couches) en 1970 qui à fait exploser les débats. Depuis on connait mieux les mécanismes d’actions de ces substances sur l’organisme, ils vont modifier la production naturelle des hormones, empêcher leur action.

Laboratoire

Il existe une grande variété de perturbateurs endocriniens

Les sources de contamination sont également nombreuses. Beaucoup persistent dans l’environnement (eau, sol et air) de longues années après leur fabrication. Un autre groupe bien plus large rassemble tous les produits chimiques, les sous produits industriels, plus d’un millier sont recensés (les phtalates, le bisphénol A, les parabènes, les dioxines, les hydrocarbures aromatiques…).

Plus d’une centaine d’experts européens, américains ont dénoncé en ce début de semaine les intérêts industriels qui déformeraient les preuves scientifiques afin d’empêcher la réglementation des perturbateurs endocriniens. Ils sont aujourd’hui partout, dans nos cuisines, nos salles de bains, nos produits de beauté, dans les jouets, les jardins… La maison est contaminée. Dans les colonnes du Monde, les chercheurs montent au créneau, pour eux c’est leur devoir de dénoncer ce laisser faire volontaire. De nombreuses maladies sont en augmentation, les cancers du sein, des organes génitaux, les malformations, les troubles du développement cérébral, les causes sont diverses, le mode de vie a aussi son importance, mais les perturbateurs endocriniens ne sont pas étrangers à cette hausse de ces pathologies. Pour le scientifiques, seule une réglementation plus stricte permettrait de limiter l’exposition aux produits chimiques.

Des expositions aux perturbateurs endocriniens sont problématiques

En France, le programme de recherches sur les perturbateurs endocriniens a été lancé en 2005 pour soutenir la recherche, identifier les dangers, évaluer les risques. Des progrès ont permis de mettre en évidence certains problèmes mais il reste encore un long chemin à parcourir avant de ne plus être contaminé par ces produits chimiques. Les perturbateurs endocriniens inquiètent les scientifiques, car ils sont difficiles à éliminer. Le DDT est encore présent dans notre environnement alors que ce pesticide a été interdit il y a 40 ans, il peut subsister dans l’organisme plus de 8 ans après l’exposition.

Le seul moyen de s’en préserver est de limiter les expositions surtout pour les femmes enceintes, les enfants mais cela reste très compliqué du fait que les perturbateurs endocriniens sont partout même dans les produits que l’on ne soupçonnerait pas. Ce qui peut causer un danger supplémentaire, c’est l’effet cocktail. La grande majorité des produits aujourd’hui utilisés n’ont fait l’objet d’aucune étude, de mauvaises surprises sont sans doute à envisager.

Laboratoire, Pixabay – mwooten

A propos Vanessa Godet

Une auteure spécialisée dans le domaine sportif, la minceur ainsi que la sexualité. Elle partagera ses trucs et astuces pour optimiser le quotidien.

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