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Attentats : Manuel Valls n’écarte pas l’utilisation des armes chimiques avec comme seul antidote l’atropine

Alors que la France est en état d’alerte maximale après les attentats lâches perpétrés par des djihadistes jusqu’au-boutistes, dans la nuit de vendredi à samedi dernier, Manuel Valls a fait preuve d’un désir de transparence glaçant vis-à-vis des menaces pesant sur la sécurité de tous les citoyens devant l’Assemblée nationale, ce jeudi 19 novembre 2015. Le Premier ministre a ainsi affirmé que la menace d’usage d’armes chimiques et bactériologiques est une hypothèse dont il convient de prendre les justes mesures. La phrase est choc et pas en toc : « Nous le savons, il peut y avoir aussi le risque d’armes chimiques ou bactériologiques ».

L’atropine comme seul remède aux attaques chimiques avec une mise à disposition massive

Cette prise de position de Manuel Valls intervient deux jours après la publication au Journal Officiel, d’un arrêté émanant du ministère de la Santé, entérinant la nécessité absolue d’augmenter le stock d’atropine, massivement qui plus est, dont l’armée est la seule productrice et détentrice. C’est le seul antidote connu aux attaques chimiques, à mettre à la disposition, pour agir en urgence, des équipes du Samu. Les stocks d’atropine devaient déjà être revus à la hausse par mesure de précaution en marge de la COP21, se déroulant du 19 au 30 novembre 2015, à Paris. La Pharmacie centrale des armées équipera le SAMU, indique le Figaro.

L’atropine ne sera plus le bouclier exclusif de l’armée mais « à titre dérogatoire » du SAMU

Il convient de souligner le caractère exceptionnel de cette mesure. Le décret signé par Marisol Touraine, la ministre des Affaires sociales et de la Santé, crée une dérogation puisque l’atropine n’a jamais reçu d’autorisation de mise sur le marché français. Le produit salvateur utilisé exclusivement par l’armée jusqu’à présent, pourra en outre « à titre dérogatoire » être « acquis, stocké, distribué, prescrit, dispensé et administré » par « les professionnels de santé intervenant dans le cadre des services d’aide médicale urgente ».  On le voit : des décisions ad hoc ont été et sont en train d’être prises le plus rapidement possible pour pallier au pire.

A propos Eric Françonnet

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