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Plus de 90% de la population est contaminé par les pesticides

De nombreuses polémiques voient le jour en ce qui concerne les perturbateurs endocriniens et leurs effets sur l’être humain. L’association Générations Futures vient de publier les résultats d’une étude très inquiétante. Les pesticides mis en évidence dans les prélèvements d’eaux de surface de la métropole sont suspectés à hauteur de plus de 73% d’être des perturbateurs endocriniens, cela représente 11 pesticides sur 15, seulement 4 ne sont pas soupçonnés de perturber le système hormonal d’un individu. Ils entraînent des malformations génitales, des retards de croissance, du surpoids, du diabète, des cancers.

Pesticides

L’eau que nous buvons quotidiennement mettrait-elle notre santé en danger ?

L’association Générations Futures mentionne que les perturbateurs endocriniens sont également présents dans les nappes phréatiques, les cours d’eau en France. Alors une question se pose naturellement : faut-il continuer à boire l’eau du robinet ? C’est un élément vital pour l’homme. Parmi les perturbateurs endocriniens les plus fréquents, on retrouve le Glyphosate, l’Atrazine, ils ont été classé tous deux comme des cancérogènes possibles par le centre international de recherche sur le cancer. Le Glyphosate reste le principe actif de l’herbicide le plus utilisé en France : le Roundop.

C’est évident que des résidus se retrouvent dans rivières et les fleuves. Malgré les dangers réels, il a été de nouveau autorisé en juin dernier par la commission européenne. Quant à l’Atrazine, elle est interdite depuis 2003 pourtant, c’est la molécule que l’on trouve le plus fréquemment dans les nappes phréatiques et dans l’eau du robinet, cela peut avoir un effet nocif pour la femme enceinte.

Que faut-il alors boire, faut-il se diriger vers l’eau en bouteille, est-ce une solution viable ?

Pour rester en bonne santé, les professionnels nous recommandent de boire entre 1,5 et 2 litres par jour, il reste désormais à savoir quelle eau choisir pour ne pas tomber malade. Le plastique des bouteilles libère des perturbateurs endocriniens dans l’eau minérale, les effets à faible dose ne sont pas encore connus, mais il y a des soupçons concernant la modification des fonctions sexuelles, reproductrices*. C’est un constat tout de même fortement inquiétant. Le marché de l’eau en bouteille est aussi contesté pour une autre raison, celui de l’environnement. Il faut plus de sept litres d’eau pour fabriquer une bouteille plastique, leur commercialisation demande de nombreux kilomètres de déplacement.

Actuellement, les polémiques pleuvent de toute part, l’être humain ne sait plus à quelle étude se fier sinon celle de la prudence, de la méfiance vis-à-vis de l’eau, des fruits, des légumes, des produits d’entretien, des cosmétiques, du poisson, de la viande…

Pesticides, Pixabay – wuzefe

A propos Vanessa Godet

Une auteure spécialisée dans le domaine sportif, la minceur ainsi que la sexualité. Elle partagera ses trucs et astuces pour optimiser le quotidien.

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Un seul commentaire

  1. Il n’y a pas que dans l’eau ! Ces substances chimiques perturbatrices hormonales sont utilisées très couramment dans les détergents, matières plastiques, cosmétiques, textiles, peintures, colles, conservateurs, pesticides, emballages …
    Il y a un risque environnemental diffus pour toute la population, mais les caractéristiques de l’exposition professionnelle (dose, fréquence et durée) induisent des risques largement majorés pour certains métiers en contact avec des médicaments, solvants, pesticides, métaux dans les industries chimiques, pharmaceutiques, cosmétiques, plasturgiques, … et dans le secteur agricole.
    voir : La prévention des risques des perturbateurs endocriniens : http://www.officiel-prevention.com/protections-collectives-organisation-ergonomie/risque-chimique/detail_dossier_CHSCT.php?rub=38&ssrub=69&dossid=507

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